Anglomanie

Définition et enjeux

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan Melanges

Ne voyons-nous pas de même l’Anglais, à l’esprit lourd, étroit et absolu, n’admirer que l’Angleterre, ne parler que de l’Angleterre, tandis que le Français, libre de préjugés, ouvert à toutes les idées, passe sa vie à critiquer son pays, à simuler l’anglomanie ?
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Portrait de Roger Boutet de Monvel Roger Boutet de Monvel Les Anglais à Paris, 1800-1850 (1911)

Dès l'année 1816, le Rôdeur français note ces travers inédits. « L'anglomanie, déclare-t-il, non sans emphase, a fait depuis un siècle de grands progrès. Nous avons, tour à tour, emprunté aux Anglais leurs chevaux, leurs habits, leurs ridicules et jusqu'à ce mépris de la vie qui fait consister le courage à sedonner la mort pour éviter des douleurs qui ont un terme. »
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Les Français en Russie : souvenirs de la campagne de 1812 et de deux ans de captivité en Russie (1856)

Le jeune homme qui vient de passer devant nous a la rage de l'anglomanie. Il n'y a que Londres, selon lui, où l'on trouve du sens commun, du savoir, de la beauté, du goût, enfin tout ce qui peut constituer la perfection. Jamais il n'achète un bijou, un meuble, une étoffe, si on ne l'assure qu'ils viennent d'Angleterre. Il veut sans cesse parler la langue anglaise, qu'il estropie, et se fâche quand on ne le comprend pas.
Source : Gallica

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