“ Ne voyons-nous pas de même l’Anglais, à l’esprit lourd, étroit et absolu, n’admirer que l’Angleterre, ne parler que de l’Angleterre, tandis que le Français, libre de préjugés, ouvert à toutes les idées, passe sa vie à critiquer son pays, à simuler l’anglomanie ? ”
Anglomanie
Définition et enjeux
Citations sur “anglomanie”
Roger Boutet de Monvel,
Les Anglais à Paris, 1800-1850
(1911)
“ Dès l'année 1816, le Rôdeur français note ces travers inédits. « L'anglomanie, déclare-t-il, non sans emphase, a fait depuis un siècle de grands progrès. Nous avons, tour à tour, emprunté aux Anglais leurs chevaux, leurs habits, leurs ridicules et jusqu'à ce mépris de la vie qui fait consister le courage à sedonner la mort pour éviter des douleurs qui ont un terme. » ”
Just-Jean-Étienne Roy, Les Français en Russie : souvenirs de la campagne de 1812 et de deux ans de captivité en Russie (1856)
“ Le jeune homme qui vient de passer devant nous a la rage de l'anglomanie. Il n'y a que Londres, selon lui, où l'on trouve du sens commun, du savoir, de la beauté, du goût, enfin tout ce qui peut constituer la perfection. Jamais il n'achète un bijou, un meuble, une étoffe, si on ne l'assure qu'ils viennent d'Angleterre. Il veut sans cesse parler la langue anglaise, qu'il estropie, et se fâche quand on ne le comprend pas. ”
Villemain,
Des Opinions de quelques Publicistes modernes sur l’Angleterre
“ Et nous ne parlons ici que des efforts essayés pour naturaliser le goût anglais parmi nous. Quant aux critiques dont la sévérité repoussait ce goût et cette littérature, ils avaient soin de n’en connaître pas même la langue. L’anglomanie pouvait donc être parfois un ridicule de cour et de salon ; mais tout le côté sérieux, profond, politique, éloquent, du caractère et du génie anglais était fort peu connu de nos pères. 1789 et l’esprit de cette époque nous portaient, dans ce premier moment de fièvre et d’espérance, bien plus à dépasser l’Angleterre qu’à imiter ses lois ”
Adolphe de Lescure,
Rivarol et la société française pendant la Révolution et l'émigration…
(1883)
“ L'anglomanie, dont Horace Walpole constatait chez nous, dès 1766, avec un humoristique dépit, les ravages, avait fait des progrès dont nos vêtements, notre langue, nos plaisirs, nos passions et nos idées portaient la trace. Les traditions d'une urbanité délicate et d'une hospitalité choisie avaient subi l'altération d'engouements irréfléchis, d'alliages cosmopolites. ”
Charlotte Brontë,
Le Professeur
(1858)
“ Vous comprenez l'anglais ? lui demanda-t-il dans sa propre langue. — Oui, monsieur. — Fort bien; vous allez en entendre. Il faut en vérité que vous n'ayez pas plus de sens qu'un individu que je connais (et il me désigna du geste) , pour aimer jusqu'à la rage ce sale pays qu'on appelle Angleterre; vous êtes folle, par ma foi! l'anglomanie éclate dans vos yeux tout aussi bien que dans vos discours. Mais, mademoiselle , est-il possible que quiconque possède un atome de sens commun puisse éprouver de l'enthousiasme pour un nom, lorsque surtout il désigne l'Angleterre ? ”
Pierre-Claude Malvaux, Les moyens de détruire la mendicité en France… (1780)
“ On inculpe mes Compatriotes d'être trop entoufiaftes des mœurs Angloises : l'inculpation n'est pas dépourvue de fondement ; mais notre Anglomanie se bornera-t-elle toujours à la liberté de penser & n'ambitionnera-t-elle jamais la façon d'agir ? François , soyez Anglois pour la bienfaisance, ou plutôt, pour la manière d'exercer cette vertu innée dans vos cœurs. ”
Ossiel, Considérations générales sur les trois classes qui peuplent les colonies françaises et sur tout ce… (1814)
“ Voilà l'effet de cet esprit d'anglomanie qui a régné et qui continue à régner parmi nous. Il est plus que temps que le Français soit réellement Français , entièrement Français , et rien autre que Français. ”
S. Grenier, Projet d'une coalition générale contre l'empire des mers et le monopole du commerce… (1819)
“ L'Angleterre, plus heureuse qu'elle, a acquis un degré de puissance effrayant pour les autres nations, et elle paraît en jouir tranquillement, sans qu'aucune d'elles s'en montre sensiblement affectée ; on dirait même que le goût de l'anglomanie a fait entièrement oublier l'horreur et la honte que doit inspirer à tout ami de la liberté et de la justice , une pareille domination. ”
Alfred Delvau,
Dictionnaire de la langue verte…
(1866)
“ L'anglomanie fait des progrès chez nous, peuple simiesque ; nous avons tous les mots nécessaires pour représenter nos idées, mais, par genre, nous habillons ces idées avec des mots de fabrique étrangère : au lieu de dire chien courant comme leurs pères, — de rudes chasseurs, pourtant! ”
Jean Saint-Rieul-Dupouy, L'écurie et le cheval : fantaisie équestre (1850)
“ L'anglomanie nous déborde : pour qu'une idée - ou qu'une invention jouisse chez nous de quelque vogue, il faut qu'elle ait passé le détroit; et l'on peut dire qu'aujourd'hui, en France, tout est anglais, excepté l'Anglais lui-même. ”
Moynier, De la Truffe, traité complet de ce tubercule… (1835)
“ Dans les premiers temps où l' anglomanie était à l' ordre du jour , on nous importa d' Angleterre , un beau matin , ce singulier mélange , qui avait été inventé par les Anglais et dont nos jeunes gentlemen français s' enthousiasmèrent ardemment et d' une manière aveugle , sans rechercher ni apprécier la valeur ni la succulence du mets . ”
M. Cornelis de Witt, Thomas Jefferson, sa Vie et sa Correspondance…
“ Comment trouvez-vous l’Angleterre ? écrivait-il le 30 juin 1787 à Mme de Corny. Je sais que votre goût pour les arts et métiers vous donne une petite disposition à l’anglomanie. Les ouvriers anglais l’emportent certainement sur tous les autres dans quelques parties ; mais soyez juste envers votre nation. Vos compatriotes n’ont pas, il est vrai, la patience de rester du matin au soir à polir une pièce d’acier, comme peut le faire un léthargique Anglais tout chargé de porter ”
Claude Bauquis, Journal grammatical et littéraire des écoles et des familles par Claude Bauquis… (1861)
“ Anglicanisme se dit de la religion prostestante de l'Etat en Angleterre. On nomme anglicisme une façon de parler propre à la langue anglaise. L'anglomane a la manie d'admirer ou d'imiter tout ce qui est anglais, et cette manie s'appelle anglomanie. L'Angleterre est un puissant royaume. L'anis est une plante odoriférante, qui vient dans les terres chaudes et sablonneuses. ”
Frédéric Bastiat,
Œuvres Complètes de Frédéric Bastiat…
“ Avant de revenir au sujet de ce chapitre, l'anglomanie et l'anglophobie, je dois prémunir le lecteur contre une fausse interprétation qui pourrait se glisser dans son esprit. Bien que la lutte entre l'aristocratie et la démocratie, toujours présente et palpitante au fond de chaque question, donne certainement de la chaleur et de la vie aux débats; bien qu'en retardant et éloignant la solution, elle contribue à mûrir les idées et former les mœurs politiques du peuple ”
Roger Boutet de Monvel,
Les Anglais à Paris, 1800-1850
(1911)
“ Hélas! comment lutter en effet! ces Anglais maudits ont la vogue. Ils font nombre, ils font figure, ils s'introduisent en haut lieu. On ne saurait d'autre part oublier sitôt les services rendus, l'accueil généreux trouvé pendant la Terreur (2) , la modération relative de Wellington au lendemain de sa victoire et l'appui qu'il offrit à Louis XVIII. Enfin la mode, courant mystérieux, invincible, travaille à donner à nos hôtes pleins pouvoirs dans le domaine fashionable. Née vers la seconde moitiédu xvme siècle, l'anglomanie, sous bien des différentes * formes, n'a cessé de poursuivre son cours. ”
Armando Palacio Valdés,
La guerre injuste: lettres d'un Espagnol
“ «J'admire tellement l'Angleterre que, si je n'étais pas Français, c'est Anglais que je voudrais être.» Le capitaine tire une bouffée de sa pipe et lui répond tranquillement: «Eh bien, moi, si je n'étais pas Anglais, je voudrais le devenir.» Combien d'hommes en Europe pensent de même!J'admire la littérature, la politique, les mœurs, les jeux, l'originalité de l'Angleterre. Je lui passe même son orgueil, qui n'a rien d'agressif. Mais ce qui fait surtout que je l'admire, c'est qu'elle est la patrie des hommes libres. Comparés aux siens, les hommes des autres pays ne sont que des esclaves. ”
Th. de Wyzewa, Revue des Deux Mondes
“ Qu’ils l’avouent ou le sous-entendent, tous leurs jugemens sur les choses de l’étranger sont subordonnés à ce premier axiome : que l’Angleterre, l’esprit anglais, le caractère anglais, les mœurs anglaises, les institutions anglaises, les arts anglais, dépassent, hors de comparaison, ce que l’on peut trouver de plus parfait dans les autres pays. Maintes fois on a reproché aux Anglais cet excès d’optimisme : si bien qu’ils en sont venus à essayer de le cacher. Ils le cachent par méfiance de nous, ou par politesse ; mais fidèlement ils le gardent dans le secret de leur cœur. ”
E. Caro, L’Idée de la patrie, ses défaillances et son réveil
“ En faisant respecter l’Angleterre à travers le monde, l’Anglais participe, en imagination et en fait, de cette autorité et de cette puissance. C’est sa grandeur à lui, qu’il manifeste et qu’il honore dans celle de son pays. Chaque Anglais puise une force nouvelle dans la contemplation de cette image agrandie de lui-même qui est comme l’idéal de sa personnalité. Voilà par quels liens secrets s’établit une sorte de substance commune entre le citoyen anglais et sa patrie. ”
“ Enfin, cette langue est celle du génie de la nation ; elle a de grands traits, il lui manque de la physionomie. C’est encore un de nos avantages sur l’Angleterre. Notre langue a, comme la sienne, un cachet national, la clarté, et elle a de plus autant de physionomies qu’il y a de gens d’esprit qui la parlent. Les Anglais éclairés le reconnaissent, et le cas médiocre que certains d’entre eux paraissent faire de notre supériorité sur ce point n’en rend l’aveu que plus précieux. Ce qu’on envie le plus aux gens est souvent ce qu’on affecte d’estimer le moins. ”
Xavier Raymond, Revue des Deux Mondes
“ C’est ainsi que partout où l’Anglais est appelé par ses affaires, par la politique ou par son plaisir, devant lui, derrière lui, à ses côtés, sur ses pas, sur sa trace, il trouve l’Américain emporté par l’ambition et par une activité fébrile, bourdonnant, tourbillonnant, agaçant, toujours prêt à lui jouer un yankee trick [5] , à lui plus volontiers qu’à aucun autre, et dans les plus futiles comme dans les plus importantes occasions. ”
Firmin Roz,
Revue des Deux Mondes
“ Mais cet évangile de l’énergie, qui réconcilie un instant toute l’Angleterre impériale dans l’admiration de sa propre grandeur, exprimait-il l’âme anglaise tout entière ? Si elle est faite surtout d’effort et de discipline, struggle and order, il n’en reste pas moins vrai que ces deux manifestations n’épuisent pas toute sa richesse ; elles résument assez bien la vie extérieure de l’Angleterre, son activité sociale : un interprète fidèle n’oubliera pas sa vie intérieure, morale et religieuse. ”
Dénes Széchényi, Notes sur l'enseignement équestre (1893)
“ Sous le nom d'anglomanes, je ne comprends nullement les gens qui prennent aux Anglais tout ce qu'ils ont de bon, en l'appliquant à leur manière de vivre ; mais seulement ceux qui, de parti pris, imitent tout ce qui est anglais, même dans les moindres bagatelles. ”
Matilde Serao,
Au pays de Jésus: souvenirs d'un voyage en Palestine
“ L’Anglais le plus gourmé et le plus raide ne leur résiste pas, tant ils sont persuasifs, aimables et séduisants. Si vous vous impatientez, ils ont l’air de céder et de se taire ; si l’ombre d’un sourire se dessine sur vos lèvres, ils vous parlent en chœur dans toutes les langues, et ils sont si insinuants sans être serviles, si humbles sans paraître bas, que le voyageur abandonne son argent en compensation de ce spectacle, qu’il ne reverra peut-être jamais. ”
Jerome K. Jerome,
Les Trois Hommes en Allemagne
“ Mais celui qui a répandu la connaissance de l’anglais depuis le cap St-Vincent jusqu’aux monts de l’Oural, c’est l’Anglais qui, incapable ou peu désireux d’apprendre un seul mot d’une autre langue, voyage, le porte-monnaie à la main, dans tous les coins du continent. ”
“ Sous le soleil des Indes le flegme de l’Anglais se fond, son activité industrielle s’endort, son intraitable individualisme, son insulaire orgueil s’adoucissent forcément au contact d’hommes aux mœurs expansives et de femmes aux seins orangés. ”
René Benjamin,
Le Major Pipe et son père
“ Ils marchent largement, jambes et coudes écartés, en gens qui colonisent et aiment avoir leurs aises, et, sans doute parce qu’ils sont poètes, ils se suffisent à eux-mêmes, et donnent, par là, l’impression d’être égoïstes. Mais seul, l’Anglais se croit avec un autre, et seul, il marche au pas, comme s’il réglait son allure sur un compagnon qu’il imagine. ”
Victor Du Bled, Revue des Deux Mondes
“ Anglais et Français, nous montons comme par une double rampe vers les destinées qui nous sont réservées sur ce continent, sans nous connaître, nous rencontrer, ni même nous voir ailleurs que sur le palier de la politique. Socialement et littérairement parlant, nous sommes plus étrangers les uns aux autres que ne le sont les Anglais et les Français d’Europe. ”
E. Forcade, Les fantaisies historiques de la jeune angleterre
“ Nous sommes charmé, pour notre part, que des esprits jeunes, que des hommes qui s’appuient sur de vieilles traditions, et qui sont tories de naissance, prévoyant un changement qui amènera l’Angleterre à une constitution politique analogue à celle de la France, s’en applaudissent ”
comtesse de Louise-Eléonore-Charlotte-Adélaide d'Osmond Boigne, Récits d'une tante (Vol. 2 de 4…
“ J'examinais les usages d'un œil plus curieux à ce retour que lorsque, plus jeune, je n'avais aucun autre point de comparaison, et je trouvais que, si l'Angleterre avait l'avantage bien marqué dans le matériel de la vie, la sociabilité était mieux comprise en France.Personne n'apprécie plus haut que moi le noble caractère, l'esprit public qui distinguent la nation.Avec cet admirable bon sens qui fait la force du pays, l'anglais, malgré son indépendance personnelle, reconnaît la hiérarchie des classes. ”
E. Forcade, Les fantaisies historiques de la jeune angleterre
“ Mais ce n’est pas seulement dans le désir d’apprendre et de dire la vérité sur tous les partis que je me suis adressé à la France. Il m’était naturel, en portant mes pensées sur l’histoire moderne, de me tourner vers ce grand peuple dont l’histoire récente est un vaste panorama, où les couleurs sont plus brillantes et les groupes plus frappans, les nuances plus variées et les contrastes plus abruptes ; où la lumière est plus belle et les ombres sont plus noires que dans toutes celles que j’eusse pu étudier ailleurs. ”
G. Valbert,
Revue des Deux Mondes
“ DE L’ANGLETERRE L’extension progressive et continue de la puissance coloniale de l’Angleterre est un des grands spectacles qu’offre l’histoire. Pour accomplir ce grand ouvrage, il a fallu que l’infatigable complaisance de la fortune vînt en aide à la tenace obstination d’un peuple. ”
Henri Blerzy, Le Fonctionnarisme dans l’état
“ De tous les principes qui ont contribué à la grandeur de l’Angleterre, le plus actif est peut-être le tant pour cent, que les Anglais désignent par un mot, percentape, qui n’existe pas dans les autres langues. ”
Arthur Dudley, Revue des Deux Mondes
“ Le type conventionnel dure toujours, et l’Anglais tel qu’il est maintenant, — affranchi de tout préjugé, enthousiaste, ardent et sérieux à la fois, arrivant (à l’inverse des races méridionales) au sentiment du beau par la passion du vrai, — l’Anglais qui aujourd’hui a vingt-cinq ans, l’Anglais de l’ avenir, est entièrement ignoré en France. ”
G. Valbert,
L’Éducation et la Réforme de l’Instruction publique en Angleterre
“ On désire toujours imiter ce qu’on admire. Les anglomanes sont sincèrement convaincus qu’ils feraient le bonheur de leur pays s’ils le décidaient à se modeler en toute chose sur l’Angleterre. Malheureusement nombre de coutumes et d’institutions anglaises ne sont pas des articles d’exportation. Elles portent la marque du caractère national, de ses vertus et de ses défauts ; elles ont un fort goût de terroir : ce sont des plantes qui pour prospérer ont besoin du sol et du ciel anglais, et qui, transportées sur le continent, ne tardent pas à dégénérer. ”
Jean-Baptiste Say,
De l’Angleterre et des Anglais
“ C’est sur la puissance qu’on croit que l’Angleterre tire de ses colonies, et notamment de l’Inde, de ce pays où une compagnie de marchands anglais possède une étendue de pays plus vaste que les trois royaumes, et règne sur quarante millions de sujets. ”
“ Nous sommes ici deux races, deux cultures, destinées à vivre l’une à côté de l’autre, à collaborer au bien commun de notre province et de notre pays. Vous, Anglophones, êtes fiers de votre sang, de votre histoire, de votre civilisation ; et, pour servir le plus efficacement possible ce pays, votre ambition est de vous développer dans le sens de vos innéités culturelles, d’être Anglais jusqu’aux moelles. ”
Francis Charmes,
Revue des Deux Mondes
“ Il suffit de regarder ce que font les Anglais dans leurs colonies, et même dans des pays où ils sont sans titre reconnu, pour voir la valeur qu’ils attachent aux prétendus principes dont ils nous imposent l’observation. ”
Jean Charpentier, L'anglais à Paris : histoire humoristique de son introduction dans notre langue et dans nos moeurs (1865)
“ C'est ainsi qu'on désigne les dix mille personnes que leur naissance, leur fortune, leur rang et leur influence placent en Angleterre au sommet de la société. Il est plus exact de dire, qu'elles sont cette société même, car c'est en elles que réside le pouvoir politique, moral, intellectuel, qui dirige les destinées de l'Angleterre. ”
