Arthur Dudley

Élements biographiques

Arthur Dudley Revue des Deux Mondes

« Shelley aimait le vrai avec la passion d’un martyr, dit sa femme, et toute heure le trouvait prêt à y sacrifier sa fortune, sa position et les affections les plus chères même de son cœur. » C’est cette puissance de conviction, cette élévation du caractère jointe à l’éclat du génie, qui constituent Shelley un chef d’école. Ajoutons aussi à ces qualités, qui pourraient lui attirer des disciples partout, que pour l’Angleterre spécialement une raison tout individuelle, toute nationale met Shelley à la tête du monde littéraire : c’est l’incomparable beauté dont il a su parer la langue.
Source : Wikisource

Arthur Dudley Revue des Deux Mondes

Ainsi ferait le héros d’Hypérion, si, après ce qu’il prend pour la mort du cœur, il ne s’occupait de développer en lui une autre force en vertu de laquelle il éprouvera véritablement plus tard tout ce qu’il peut être donné à sa nature d’éprouver. Pendant les deux premiers tiers du livre, le lecteur suit le silencieux et graduel épanouissement de cette âme, qui, dans la passion que lui inspirera Mary Ashburton, entrera pleinement en possession d’elle-même, et qui alors, par l’enthousiasme ou la souffrance, par l’amour ou par le sacrifice, tendra désormais de tous les côtés à l’infini.
Source : Wikisource

Arthur Dudley Revue des Deux Mondes

Sans dire un mot, sans s’exposer à la douleur d’une explication et d’une rupture, quitte sa fiancée, et, à peine arrivé à Londres, se trouve hériter du titre de comte et de biens immenses. « Et Mary, ta femme devant Dieu ? s’écrie Morvale. — Perdue comme avant ! répond douloureusement Arden. Elle me croyait coupable, me méprisait, et elle m’a fui. Tous mes efforts furent inutiles ; mais du moins je n’eus aucun reproche à me faire. — Je l’aurais trouvée, ami ! » murmure l’Indien, pour qui la conscience d’être aimé paraît une chose qui doit élever l’homme au rang d’un dieu.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature