Arthur Dudley

Résumé

Arthur Dudley Revue des Deux Mondes

« Shelley aimait le vrai avec la passion d’un martyr, dit sa femme, et toute heure le trouvait prêt à y sacrifier sa fortune, sa position et les affections les plus chères même de son cœur. » C’est cette puissance de conviction, cette élévation du caractère jointe à l’éclat du génie, qui constituent Shelley un chef d’école. Ajoutons aussi à ces qualités, qui pourraient lui attirer des disciples partout, que pour l’Angleterre spécialement une raison tout individuelle, toute nationale met Shelley à la tête du monde littéraire : c’est l’incomparable beauté dont il a su parer la langue.
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Arthur Dudley Revue des Deux Mondes

Le Psaume de la vie et Hypérion ne peuvent sortir que de la plume d’un homme dont le principe est de subordonner, en tant que sources d’inspiration, l’avenir et le passé au présent.
«Que l’avenir, pour brillant qu’il soit, ne te séduise pas ! que le passé, mort lui-même, ensevelisse ses morts! Agis, agis dans le présent, dans ce temps qui est et qui vit : » voilà le précepte de Longfellow, lequel, en vrai poète qu’il est, ne laisse cependant pas de temps en temps de prêcher une tout autre doctrine, mais dont celle-ci demeure la conviction fondamentale et inspiratrice. La poésie du présent!
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Arthur Dudley Revue des Deux Mondes

Sans dire un mot, sans s’exposer à la douleur d’une explication et d’une rupture, quitte sa fiancée, et, à peine arrivé à Londres, se trouve hériter du titre de comte et de biens immenses. « Et Mary, ta femme devant Dieu ? s’écrie Morvale. — Perdue comme avant ! répond douloureusement Arden. Elle me croyait coupable, me méprisait, et elle m’a fui. Tous mes efforts furent inutiles ; mais du moins je n’eus aucun reproche à me faire. — Je l’aurais trouvée, ami ! » murmure l’Indien, pour qui la conscience d’être aimé paraît une chose qui doit élever l’homme au rang d’un dieu.
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