Joseph Texte, Revue des Deux Mondes
“ Il n’y a qu’un dogme de l’art, et c’est la vie universelle ; et la poésie n’a qu’un but, qui est de débrouiller l’écheveau des liens ténus qui unissent l’homme aux choses. Croyez-vous donc, ô Romney, que des doigts de femme ne s’y entendent pas ? Et, pour être femme, en a-t-on moins cette vertu suprême de l’artiste, la sympathie ? Au fond, une seule chose est essentielle : c’est que le poète ait en lui le principe de vie. Comment rendrait-il la vie des choses, s’il ne vit lui-même, et, puisque tout, en définitive, est Esprit, s’il n’a la vie de l’esprit ? ”
