Résumé

Marc Farchi Adalbert de Chamisso, sa vie, ses oeuvres… (1877)

Chez les romantiques, l'ironie joue un rôle prépondérant.
Ils avaient de la poésie une idée si haute qu'ils désespérèrent de produire une œuvre parfaite ; non pas faute de génie, mais parce qu'il est dans la nature même d'une œuvre pareille d'être imparfaite. Ce défaut fait naître la pensée d'une autre œuvre plus parfaite, en effaçant tout ce qu'il y a dans l'ouvrage lui-même, et c'est en cela que se trouve l'ironie. Le parfait poëte pénètre ses poésies mêmes de cette ironie. Il met lui-même son œuvre dans l'ombre, comme n'étant qu'une œuvre bornée, et c'est là l'idéal le plus élevé du poëte.
Source : Gallica

Marc Farchi Adalbert de Chamisso, sa vie, ses oeuvres… (1877)

Débarqué dans les îles de l'Océanie, Chamisso observe le pays, il observe les mœurs et comme naturaliste et comme poëte; et non-seulement ce que Ghamisso a observé par lui-même et de ses propres yeux, mais ce qu'il a lu dans les livres, il sait le comprendre et l'exprimer admirablement. Ici surtout il se montre poëte réaliste, sans illusion, mais non sans enthousiasme. Là où le réel lui parait au-dessous des exigences de la poésie, il sait combler le vide sans sortir jamais des limites de la vraisemblance.
Source : Gallica

Marc Farchi Adalbert de Chamisso, sa vie, ses oeuvres… (1877)

Par le fait, Schelling est à proprement parler le romantique de la philosophie. De là, la supériorité absolue que Schelling attribue à l'art dans la vie de l'homme.
L'art est pour lui tout ce qu'il y a de plus grand, parce qu'en lui se réunissent la nature et l'esprit. « Schelling a bien plus de connaissance de la nature et des beaux-arts que Fichte ; et son imagination pleine de vie ne saurait se contenter des idées abstraites ; mais, de même que Fichte, il a pour but de réduire l'existence à un seul principe. »
Source : Gallica

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