Victor Fleury, Le poète Georges Herwegh (1817-1875…
“ Herwegh a passé aux yeux de ses contemporains pour un poète inspiré : « Ses poésies sont souvent involontaires », écrit l'un d'eux, « il balbutie les mélodies que sa Muse lui murmure à l'oreille : quand il les voit couchées sur le papier, il peut s'étonner lui-même de leur majesté. C'est la vraie poésie, celle dont le poète est l'organe » (1) . En effet, la part qui revient dans son oeuvre à l'inspiration demeure de beaucoup la plus grande. Herwegh eut le don, composa de verve ; ses vers coulaient de source, ils jaillissaient comme à l'improviste du sein de son âme. ”
