Joseph Firmery

Goethe (1890)

Résumé

Joseph Firmery,  Goethe (1890)

“ Mais l'art n'est point sacrifié à la science, il l'étudié et de pratique, non seulement dans la poésie et dans les lettres, mais sous presque toutes ses formes ; il dessine, grave, peint; il apprend même à modeler. A mesure qu'il connaît mieux la nature, il est de plus en plus frappé de l'unité qui préside à ses manifestations les plus opposées, des lois auxquelles est soumise sa fécondité. Dans l'art aussi il apprend à goûter l'harmonie, l'ordre et la règle, il se rapproche de l'antiquité. Shakespeare s'efface devant Homère et Sophocle, comme Newton et Linné se sont substitués à Rousseau. ”
Source : Gallica

Joseph Firmery,  Goethe (1890)

“ Ainsi Faust est un idéaliste ; son âme est remplie des plus hauts sentiments, son esprit est sans cesse tourné vers le beau, le bien, le vrai, vers cette perfection que tout noble coeur rêve d'atteindre, et qui ne peut se rencontrer sur la terre et dans la réalité. Faire descendre Faust de cette hauteur, lui faire oublier cet idéal, telle est la tâche de Méphistophélès, et le pacte est conclu en ce sens que le docteur sera la proie du démon, si celui-ci lui procure de telles jouissances qu'il ne sente plus cet instinct sublime qui l'attire loin de la terre. ”
Source : Gallica

Joseph Firmery,  Goethe (1890)

“ Nous trouvions la façon de vivre des Français trop réglée et trop uniformément élégante, leur poésie froide, leur critique destructive, leur philosophie abstruse et pourtant insuffisante ; si bien que nous étions sur le point de nous livrer, au moins par manière d'essai, à la nature inculte, si une autre influence ne nous avait déjà depuis longtemps préparés à une façon plus élevée et plus libre de voir le monde, à des points de vue aussi variés que poétiques, et ne s'était imposée à nous, d'abord lentement et comme en secret, puis avec une force et une évidence de plus en plus marquées. ”
Source : Gallica

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