Mignon

Définition et enjeux

Portrait de Louis Lurine Louis Lurine,  Ici l'on aime ; Le coeur de Mignon… (1854)

“ Mignon se sentait bien fière et bien heureuse du talent et de la gloire de Stéphen. La pauvre fille étudiait du matin au soir, pour mieux enseigner à la voix de son amant les moyens les plus ingénieux dans l'art de chanter, les ressources les plus difficiles de la musique, tous les mystères de la perfection. Le talent de Stéphen était son chef-d'œuvre : oui, c'était véritablement le cœur de Mignon qui chantait sur un théâtre de Vienne, avec les lèvres de Stéphen ! ”
Source : Gallica

Jules,  Correspondance choisie de Gœthe et Schiller

“ Sous cette réserve, je trouve admirablement beau tout ce que vous dites de Mignon vivante et morte. Surtout son poétique enterrement est bien en rapport avec sa pure et poétique nature. Son isolement, son existence mystérieuse, sa pureté et son innocence en font la personnification la plus chaste de ce degré de l’âge où elle se trouve arrêtée ; elle excite la tristesse la plus pure, la douleur la plus humaine, parce qu’il n’y a rien en elle que d’humain. Ce qui, dans tout autre personnage, serait inadmissible ou révoltant devient ici noble et sublime. ”
Source : Wikisource

Joseph Firmery,  Goethe (1890)

“ Mais dans le marbre ou sur la toile, sous les traits de l'actrice la plus habile, Mignon perd en grande partie ce charme suave et éthéré qu'a su lui prêter Goethe. Non qu'elle soit un de ces fantômes indécis qu'un poète aperçoit en ses rêves, qui n'ont ni chair ni sang, et ne présentent qu'une vague ressemblance avec les êtres humains. Mille traits rattachent Mignon à la réalité : étrange, bizarre parfois, enfantine avec quelque chose de mystérieux et de profond, mais toujours séduisante et vivante, telle elle nous apparaît dès la première scène où on nous la présente. ”
Source : Gallica

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