Résumé

Jules Correspondance choisie de Gœthe et Schiller

Les parties pathétiques rappellent le roman ; tout te reste porte l’empreinte de la vie réelle. Les coups douloureux dont le coeur est frappé s’effacent vite, quelque vivement qu’ils aient été ressentis, parce qu’ils ont une cause surnaturelle, et par là même rappellent mieux que toute autre chose l’intervention de l’art. Quoi qu’il en soit, il est certain que le sérieux dans votre roman n’est au fond qu’un jeu de l’esprit, et que les parties où l’esprit semble se jouer sont seules vraiment graves et sérieuses, que la douleur est l’apparence, et le calme la seule réalité.
Source : Wikisource

Jules Correspondance choisie de Gœthe et Schiller

Son penchant à la réflexion tient le lecteur en suspens au milieu du cours le plus rapide de l’action, et le force à regarder toujours devant et derrière, à réfléchir sur tout ce qui se passe. Il réunit en lui, pour ainsi dire, l’esprit, le sens, la disposition intime de tout ce qui l’entoure, transforme tous les sentiments obscurs en concepts et en pensées, exprime les faits particuliers dans des formules générales, nous rend plus facile l’explication de tout, et, en remplissant ainsi son propre caractère, il remplit de la manière la plus parfaite le but général de l’œuvre.
Source : Wikisource

Jules Correspondance choisie de Gœthe et Schiller

Mais je n’en sens pas moins vivement quelle distance infinie sépare la vie du raisonnement, et dans ces moments de mélancolie, je ne puis m’empêcher de considérer comme un défaut de ma nature ce que, dans des heures plus sereines, j’envisage uniquement comme une propriété naturelle de la chose dont je m’occupe. Ce qu’il y a de certain, en tout cas, c’est que le poëte seul est vraiment homme ; le philosophe n’est, auprès de lui, qu’une caricature.
Je suis bien impatient, est-il besoin de vous le dire, de savoir ce que vous direz de ma métaphysique du beau.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature