L. Étienne, L’Oeuvre de l’exil - L’Homme qui rit de Victor Hugo
“ On l’a prise en plaisanterie ; on s’est égayé sur les rimes perpétuelles d’ombre et de sombre, et l’on s’est occupé davantage de l’excès de personnalité comme d’une chose plus réelle. Par un procédé contraire, nous prendrions plus légèrement un peu d’orgueil dont on peut n’être pas dupe, et plus sérieusement une philosophie dont la douleur paternelle atteste la sincérité. Un mot la contient tout entière, c’est l’ombre. L’ombre est misérable, elle est abhorrée ; les morts s’en vont dans l’ombre ; elle enveloppe les malheureux ; l’auteur, en son exil, habite dans l’ombre. ”
