Résumé

Félix-Titus Courtat Étude sur les Misérables de M. V. Hugo… (1862)

Et maintenant M. Victor Hugo a-t-il prouvé la thèse qui lui a fait écrire son roman ? Non, mille fois non. Il a prouvé, au contraire, que, dans notre société, un forçat peut remonter au bien, et gagner deux millions et demi, en quatre ans, à dater de sa sortie du bagne, pourvu qu'il parvienne à cacher son nom. Il a dû ensuite, pour faire perdre à ce forçat le prix de ses nobles efforts, entasser absurdités sur impossibilités ; il a dû enfin supposer que Louis XVIII fût resté assez insensible aux prodiges réalisés par Madeleine Valjean, pour ne pas lui faire grâce après la condamnation d'Arras.
Source : Gallica

Félix-Titus Courtat Étude sur les Misérables de M. V. Hugo… (1862)

Maintenant, je demanderai à M. Victor Hugo, adorateur de la VIRGINITÉ, s'il croit avoir honoré sa commençante vieillesse d'écrivain austère, en glorifiant la passion sensuelle, autant qu'il l'a fait dans les amours de Marius et de Cosette? Il y a mis une complaisance qui doit faire interdire son livre aux jeunes filles, et qui le rend indigne d'un réformateur social. Je hais le lyrisme appliqué à la chair (pour employer le mot le moins déshonnête) ; je le pardonne à grand'peine aux jeunes gens
Source : Gallica

Félix-Titus Courtat Étude sur les Misérables de M. V. Hugo… (1862)

« Je n'aime pas les banquettes de galeries, on y est gêné, on y est mal. Il y a quelquefois du gros monde, il y a aussi du monde qui sent mauvais. » Quelques pages plus loin, il lui fait dire qu'elle n'a pas mangé de pain depuis deux jours et demi, et une heure plus tard, Thénardier fait éteindre le feu chez lui.
Ces détails préliminaires néanmoins acceptés, j'arrive à la scène du guet-apens, jouée par huit bandits à jeun, ce qui est déjà trop, plus par un neuvième ivre, ce qui est inadmissible.
Valjean, attiré une première fois dans un horrible bouge, qu'il connaît, y amène Cosette ! ! !
Source : Gallica

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