Émile Zola,
Nana
(1880)
“ Que voulaient-ils donc, ces sales gens qui ne se lavaient jamais ? Est-ce qu’on n’était pas heureux, est-ce que l’empereur n’avait pas tout fait pour le peuple ? Une jolie ordure, le peuple ! ”
L'ordure, concept central dans l'analyse des enjeux sociaux et hygiéniques, a traversé les œuvres de nombreux auteurs. Émile Zola, dans Nana ou L’Assommoir, la représente comme symbole de dégradation urbaine, tandis que Léon Bloy, dans Le Désespéré, la rattache à une critique morale.
Jacques-Louis Hulot, dans ses Souvenirs militaires, évoque ses effets sanitaires, et Ambroise Tardieu, dans son Dictionnaire d'hygiène publique, en fait un sujet réglementaire. Ces approches, mêlant littérature, sociologie et politique, soulignent l'importance de l'ordure comme miroir des enjeux de la vie collective.
Émile Zola,
Nana
(1880)
“ Que voulaient-ils donc, ces sales gens qui ne se lavaient jamais ? Est-ce qu’on n’était pas heureux, est-ce que l’empereur n’avait pas tout fait pour le peuple ? Une jolie ordure, le peuple ! ”
Ambroise Tardieu, Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité… (1862)
“ Pour un bloc de 125000 fr., l'entrepreneur est tenu de balayer, curer à vif et débarrasser de toute ordure, chaque jour, les rues de grand trafic, avant neuf heures du matin; les cours et les allées, avant une heure. ”
Frances Milton Trollope, Paris romantique: Voyage en France de Mrs…
“ Quant à cette barbarie d’un ruisseau tracé au milieu des rues pour recevoir toutes les ordures, qui gâte une grande partie de cette belle ville, je puis seulement dire que la patience avec laquelle des hommes et des femmes de mil huit cent trente-cinq la supportent me paraît inconcevable. ”
Cham,
Cham - Albums du Charivari
“ Je m’en suis fait faire une exprès pour l’Exposition. Tu conçois ce que ça donnera, les ordures, dans ce moment-là ! Toutes les nations qui vont s’y mettre ! PROJET POUR L’ENLÈVEMENT DES ORDURES SUR LA VOIE PUBLIQUE. Forcer chacun à enlever ses propres ordures, ou à ne plus les faire (à moins d’y être forcé par la nécessité) . ”
“ Tout le monde est parfaitement certain que les ordures seules te plaisent et que tu es incapable de prendre tes images ailleurs que dans les latrines ou les dépotoirs, — où l’on soupçonne généralement que tu as ta serviette et ton rouleau. ”
Jacques-Louis Hulot, Souvenirs militaires du baron Hulot… (1886)
“ Le peuple de ces sales quartiers, privés d'égouts et de latrines, y jette et dépose les ordures, que les chiens dévorent en partie ; un soleil ardent en évapore une autre portion, de sorte qu'il n'en reste bientôt plus qu'une couche de fumier, que le temps a rendu fort épaisse, et dont on tirerait grand profit dans une autre ville. ”
Julian Weill-Mantou, Hygiène individuelle et économie domestique (1909)
“ Jamais les ordures ménagères ne doivent être abandonnées sur le sol au voisinage des maisons ou jetées à la rue: la municipalité a pour devoir d'assurer l'enlèvement, l'éloignement et mieux encore la destruction des ordures ménagères. ”
Marcel Bernard, Pour protéger la santé publique (1909)
“ « Fait défenses à tous affineurs, orfèvres, maréchaux, serruriers, couteliers, etc., à tous ouvriers généralement quelconques de jeter dans la rue aucunes ordures, mâchefer, cendres et autres choses provenant de leurs méliers ; ainsi les jette- ront dans les tombereaux lorsqu'ils passeront ». ”
Émile Zola,
L’Assommoir
(1877)
“ Et, le geste élargi, elle indiquait le quartier entier, elle en avait pour une heure rien qu'à étaler le linge sale de tout ce peuple, les gens couchés comme des bêtes, en tas, pères, mères, enfants, se roulant dans leur ordure. Ah ! elle en savait, la cochonnerie pissait de partout, ça empoisonnait les maisons d'alentour ! Oui, oui, quelque chose de propre que l'homme et la femme, dans ce coin de Paris, où l'on est les uns sur les autres, à cause de la misère ! ”
Paul Lafargue,
Le Droit à la paresse
“ Les fardeaux déposés, à coups de crosse et de baïonnette, ils font chasser les ouvriers et ouvrent la porte aux industriels, aux commerçants et aux banquiers. Pêle-mêle, ils se précipitent sur le tas, avalant des cotonnades, des sacs de blé, des lingots d’or, vidant des barriques : n’en pouvant plus, sales, dégoûtants, ils s’affaissent dans leurs ordures et leurs vomissements... Alors le tonnerre éclate, la terre s’ébranle et s’entrouvre, la Fatalité historique surgit ”
Ferdinand Journet, De l'enlèvement et de l'utilisation des détritus solides… (1889)
“ Les déchets de la vie peuvent se diviser en deux catégories : les matières fécales, dont nous n'avons pas à nous occuper en ce moment, et les résidus des maisons et de la rue, connus sous le nom de boues urbaines, ordures ménagères ou gadoues. Nous allons suivre les diverses phases que leur disparition impose quotidiennement à la collectivité pour les besoins hygiéniques d'une ville, et qui sont : Ie La collecte dans les habitations; 20 L'enlèvement sur la voie publique comprenant le nettoiement de la voie elle-même; 38 Le transport à distance et l'utilisation ou la destruction des matières. ”
Georges Renault, Les rois du ruisseau (1900)
“ Que de pauvres diables vivent de toi, de tes splendeurs, de tes ordures, de ce que tu rejettes chaque jour après avoir digéré. Tes rivages de bitume sont arpentés sans relâche par une armée entière qui cherche son pain dans le ruisseau, qui ne le gagne qu'au prix d'un labeur ingrat et abject, et ce n'est pas seulement parmi les chiffonniers qu'il faut chercher les miséra'bles. ”
Joseph Déjacque, L’Humanisphère, utopie anarchique
“ C’est par leurs soins que disparaissent toutes les ordures, tous les excréments ; c’est leur rouage infatigable qui s’en empare et les livre en pâture à des conduits de fonte, boas souterrains qui les triturent et les digèrent dans leurs ténébreux circuits, et les déjectent ensuite sur les terres labourables comme un précieux engrais. C’est cette servante à tout faire qui se charge de tout ce qui concerne le ménage ; elle qui arrange les lits, balaye les planchers, époussette les appartements. ”
Henri Coumès, Le départ en campagne, en Europe ou aux colonies (1897)
“ En France, on l'emploie pour la désin-fection courante des pierres à évier, des cabinets et fosses d'aisances, des boîtes à ordures, de tous les foyers corrompus, au moyen de lavages dans des proportions déterminées. ”
Louis Paulian, La hotte du chiffonnier (3e édition… (1896)
“ L'ouvrière qui quitte son domicile au point du jour, longtemps avant l'heure où passera sous ses fenêtres le tombereau officiel, devra-t-elle donc conserver à perpétuité chez elle ses ordures ménagères? N'est-il pas infiniment plus simple de déposer ces résidus de ménage au grand air, c'est-à-dire sur la voie publique, le soir avant de se coucher ou le matin au petit jour ? ”
Paul d’Ivoi,
Les Cinq Sous de Lavarède
“ Les chaussées de terre battue, coupées au milieu par des rigoles puantes où séjournent les eaux ménagères et les ordures amoncelées par les habitants, sans souci de gêner la circulation, offrent aux promeneurs des facilités extraordinaires pour se rompre le cou. ”
Albert Caise, La vérité sur la garde mobile de la Seine et les combats du Bourget (1872)
“ Les uns presque nus revêtus d'une couverture en haillons : les malheureux ont abandonné leurs armes en route,le sac trop pesant pour leurs épaules meurtries a été jeté dans un fossé, mourrant littéralement de faim, on les voit se précipîter vers les ordures amoncelées sur le front de bandière et dévorer à belles dents des croûtes de pain moisiesetdes résidus sans nom. ”
Paul Bourde,
A travers l'Algérie : souvenirs de l'excursion parlementaire…
(1880)
“ Les ordures s'étalent devant les portes, les portes sont trop basses, les appartements sont trop petits, il n'y a point de fenêtres, l'écurie pleine de puanteurs ammoniacales touche au logis de la famille bêtes et gens, les hommes, les ânes, les chèvres, les bœufs, vivent dans une dégoûtante promiscuité. ”
Concession française de Hankeou… (1909)
“ Chaque propriétaire ou locataire de la Concession française est tenu de déposer ses ordures, cendres ou déchets ménagers dans une poubelle ou caisse au gré des intéressés, d'une taille raisonnable et pourvue de deux poignées pour en permettre la manipulation facile par les coolies de la voirie. ”
A. Cochut, Revue des Deux Mondes
“ La recherche et le triage des ordures qui peuvent encore être utilisées constituent une carrière assez lucrative pour celui qui a l’instinct de la chose. Treize à quatorze cents personnes en vivaient avant 1848, et cette proportion paraît subsister encore aujourd’hui. ”
Georges Renault, Les rois du ruisseau (1900)
“ Si depuis quelques dizaines d'années seulement 1 industrie s'est avisée de tirer parti, de transformer et de relancer dans la circulation les marchandises recueillies dans les boîtes à ordures et sur le pavé, le chiffonnier en lui-même existe depuis des temps immémoriaux. ”
“ Ceux-là exigent de leur bonne, souvent renouvelée — l’indignation et l’horreur la mettant bientôt en fuite — qu’elle jette dans la boîte aux ordures tous les restes, quelquefois importants, de leur table, viandes ou poissons à peine entamés. ”
docteur Guillemet, Sur les rentiers laotiens (1921)
“ Les causes de cette extraordinaire multiplication résident dans ce fait que non seulement ils ne coûtent presque rien à leurs propriétaires comme nourriture et entretien — quelques poignées de balle de paddy de temps en temps —, mais encore qu'ils leur rendent service en débarrassant les dessous de l'habitation, les rues et les environs, de toutes les ordures ménagères. Rien ne peut les rebuter. ”
Jules Eugène Rochard, Traité d'hygiène publique et privée (1895)
“ Les récipients sont déposés de grand matin sur le trottoir par les concierges ; les tombereaux passent au moment où le balayage vient de finir, et les ordures y sont chargées. Les entrepreneurs sont tenus, par leur cahier des charges, de les transporter hors de la ville, à cent mètres des routes et à deux cents mètres des habitations. ”
Jules Moinaux,
Le bureau du commissaire
(1886)
“ N n'en est plus à apprendre aux Parisiens que rien du contenu des boîtes à ordures n'est perdu, et que tous, absolument tous les détritus sans exception, jetés par les ménagères, sont utilisés : croûtes, verres cassés, os, chiffons, papier, rognures de cuir, de toile cirée, etc., rien ne reste sans emploi. ”
Georges Bruley Des Varannes, Le Japon d'aujourd'hui : extraits du journal intime de M. l'abbé G. Bruley Des Varannes… (1893)
“ Quant aux rues pauvres, aucune description ne vous en donnerait même l'idée : les ordures répandues partout ; point de dalles comme tout à l'heure, mais des trous, vrais cloaques, formant collines et vallées ; des baraques en bois "où grouillent toutes sortes d'êtres humains : voilà les boutiques et les maisons. Les femmes ont sur la tête une grande bande d'étoffe, comme le voile de nos religieuses ; une petite pince en bambou rattache au sommet de cette coiffe une sorte de domino noir qui couvre le bas du visage depuis le nez, ne laissant percer que les yeux. ”
Jules Baudrillard, Livret d'hygiène (1904)
“ Quant aux ordures, comme elles fermentent facilement, il convient de les enlever aussi souvent que possible. On l'a toujours pu faire à la campagne. A la ville, les maisons sont munies de récipients ou poubelles qui sont vidés chaque jour par un service spécial. ”
Silbermann, 5 ans à la Légion étrangère, 10 ans dans l'infanterie de marine… (1910)
“ L'accumulation des ordures et immondices de toute sorte prouve que la malpropreté y a toujours régné. La plupart des rues sont très étroites et éclairées par de petites lampes à huile, de sorte que la nuit l'obscurité y est complète. ”
Congrès international de la route… (1913)
“ Que les rues soient lavées ou balayées la nuit, il est de la plus haute importance que la chaussée soit débarrassée pendant le jour des ordures qui y sont amenées par la circulation ; les ouvriers munis de balais déposent ces ordures dans des boîtes spéciales ou dans des brouettes ; on sait aujourd’hui quels inconvénients les ordures, réduites en poussière par la circulation, causent à la santé et aux maladies de la gorge. ”
Emmanuel Marbeau,
Avant, pendant et après la bataille de la Marne…
(1915)
“ On enleva les ordures ménagères et on prit au lacet les animaux errants, qui furent conduits à l'abattoir ; 3* La section des vivres fit ouvrir les magasins d'alimentation pour y prélever, avec ordre et discrétion, toutes les denrées nécessaires aux habitants. On pouvait facilement se rendre compte de l'étendue des besoins de la population et de la quantité des provisions à requérir, par le recensement que le clergé avait fait dans chaque paroisse, des familles et des individus demeurés à Meaux. ”
Régis Voyron,
Rapport sur l'expédition de Chine…
(1904)
“ La propreté d'une habitation dépend, indépendamment de l'éloignement des immondices et de l'enlèvement des ordures ménagères, d'un certain nombre de précautions : 1° Chercher à diminuer autant que possible la production des poussières à l'intérieur. ”
Arthur Bordier, La médecine à Grenoble : notes pour servir à l'histoire de l'Ecole de médecine et de pharmacie (1896)
“ « que les places publiques, rues, ruëttes et autres lieux reculez soient maintenus netz ». Il est défendu de jeter les ordures; il est ordonné que les bouchers fassent leurs tueries dehors de la ville ; il est enjoint de défendre aux pauvres d'aller mendier par les portes. ”
Maurice Clément, Manuel Clément. Dictionnaire de police judiciaire… (1902)
“ Par le mot immondices, il faut entendre non seulement les ordures, mais encore toutes les matières malpropres, infectes ou produisant des exhalaisons insalubres. 13° Ceux qui, n'étant ni propriétaires, ni usufruitiers, ni locataires, ni fermiers, ni jouissant d'un terrain ou d'un droit de passage, ou qui n'étant agents ni préposés d'aucune de ces personnes, seront entrés et auront passé sur ce terrain, ou sur partie de ce terrain, s'il est préparé ou ensemencé. ”
Diogène Laërce,
Vies et doctrines des philosophes de l’Antiquité
“ « J’ai appelé des hommes et non des ordures. ”
Bellanger, Nouveau manuel analytique à l'usage des officiers de police judiciaire… (1884)
“ Entrepreneurs ne faisant pas enlever les ordures ménagères id., art. 19. provenant des endroits inaccessibles aux voitures du nettoiement ; Boues et immondices mises en tas, au moment du balayage, 0. P. du 1er sept. 1853. à moins de deux mètres des grilles et des bouches d'égoûts; Embouchures ou grilles d'égoûts obstruées par de la paille, ou ld., art. 17. autres immondices pouvant obstruer ou infecter ; Boues, immondices ou matières fécales jetées dans les égoûts; 0. P. du ler sept. 1853, art. , , :1.7. Égoûts particuliers non entretenus par les propriétaires; o. P. du o juill. ”
Philippe Marcombes,
De l'enlèvement des immondices urbaines dans ses rapports avec l'hygiène publique
(1899)
“ Cela ne nous doit guère étonner; car très simple en apparence et paraissant devoir être théoriquement facilement résolu, le problème de l'enlèvement des ordures ménagères ou, de façon plus générale, des gadoues dans 1 Nous emploierons assez souvent dans ce travail le nom de poubelle pour désigner la boîte ou caisse à ordures. Ce nom, donné à ce récipient à la suite de l'arrêté de M. Poubelle, a été consacré par l'usage et est passé depuis dans le domaine public. s Thomas Grimm, Petit Journal. une ville de quelque importance, se trouve être en pratique, un des plus ardus. ”
“ Si j’avais le malheur de devenir riche, monsieur le millionnaire, je n’aurais rien de plus pressé que de redevenir pauvre pour avoir le droit de boire du bon vin et de manger de délicieuses volailles. Les choses fines sont pour les pauvres, exclusivement, et les riches n’ont droit qu’aux ordures et aux tortures. Vous le comprendrez plus tard, je veux l’espérer. Maintenant, j’ai dit. Prenez votre chapeau et foutez le camp ! La richesse a une telle puissance pour avilir et idiotifier que le plus étonnant miracle serait que de telles paroles ne fussent pas tout à fait perdues. ”
Edmond Roche, Poésies posthumes (1863)
“ Car je n'appelle pas de ce titre sublime Ceux qui, bravant des mers le redoutable abîme, Alléchés par l'appât du gain, sous d'autres cieux Vont dérober au sol le métal précieux ; Émigrants hasardeux, mercenaires avides, Qui vers la fin du jour, exténués, livides, Revenant au logis, pour apaiser leur faim, Changent un morceau d'or contre un morceau de pain ! Laissons l'outil brutal, bouleversant la terre, Fouiller péniblement le dépôt aurifère ”
Jacques Lethève, Théophile-Alexandre Steinlen, 1859-1923… (1953)
“ Il ne suffit pas d'évoquer des fumées d'usine, des échafaudages, l'entrée d'une mine ou d'un chantier, pour suggérer la faim, l'accident, la mort, ni de pavés et de poings tendus pour que nous sentions gronder l'émeute. ”
Fulgence Girard, Mystères du grand monde, par Fulgence Girard… (1880)
“ Les salles splendides virent leurs courtines d'étoffes de soie déchirées en lambeaux; les meubles de drap d'or frisé détruits, les coutes, coissins, coffres, huches et autres brisés, furent traînés par les rues. Les monnaies, ainsi que la vaisselle d'or et d'argent, furent jetées par les fenêtres et semées dans la boue. Il y eut, dit un de nos annalistes, mnult d'autres dommages; mais, ce qu'il faut se hâter d'ajouter, car c'est l'éternel honneur - du peuple dans ses grands soulèvements, cette foule fut extrême dans sa moralité comme dans sa vengeance; sa main ne se leva que pour détruire. ”
Paul Bory, Les Industries bizarres, par Paul Bory (1900)
“ Indépendamment des chiffons souillés et des papiers immondes, on y voit des bouchons, des vieilles boîtes de conserves, des éponges, des tignasses de cheveux emmêlés, des croûtes de pain, sans compter les coquilles d'ercargots et d'huîtres, les vieux chapeaux, les vieux habits, les morceaux de vaisselle cassée, le vieux verre et mille autres objets disparates, dont l'énumération pourrait remplir plusieurs pages. Si bien qu'on finit par se demander non point quels débris sont utilisables, mais bien plutôt quels sont ceux des résidus de la vie humaine qui demeurent sans emploi. ”
Colette Yver,
Revue des Deux Mondes
“ Entre les balles de marchandises, la pâte de papier, les barriques de vin, les sacs de céréales, les amas de planches de sapin qui encombrent les quais, vont et viennent des hommes sinistres aux habits gris délavé, à la petite casquette ronde bordée de rouge, qui, le crochet à la main, saisissent les sacs de blé ou la bobine de papier que la benne des grues dépose à leurs pieds avec la précision d’un mouvement humain. ”
