Jacques Lethève Théophile-Alexandre Steinlen, 1859-1923… (1953)

La mort d'Alex Steinlen nous a, d'abord, par sa cruelle soudaineté, plongés dans la stupeur, mais nous nous sommes bientôt repris au souvenir que ce grand artiste nous laissait de sa vie admirable de loyauté, d'abnégation et à la contemplation de son oeuvre impérissable : Nous, ses amis, nous connaissons l'une et l'autre, il nous appartient donc d'en perpétuer le souvenir et l'existence, de telle sorte que l'une et l'autre puissent servir d'exemple à ceux qui se vouent au Culte de l'Humanité et à celui de l'Art.
Source : Gallica

Jacques Lethève Marcel Proust : [exposition], Paris… (1965)

De 1882 à 1889, Marcel Proust fit, en dépit d'une santé délicate, de solides études secondaires au Lycée Condorcet. Il avait eu sa première crise d'asthme à neuf ans, ce qui lui imposait des absences répétées. C'est au cours de ces années où l'adolescence « avant de se donner à jamais aux passions du coeur, de l'ambition et des sens, se prête parfois un moment aux passions intellectuelles », que Marcel Proust se lia avec Robert Dreyfus, Robert de Fiers, Jacques Bizet et Daniel Halévy, dont il devait conserver l'amitié toute sa vie.
Source : Gallica

Jacques Lethève Marcel Proust : [exposition], Paris… (1965)

La connaissance qu'un être a d'un autre être est d'ailleurs purement subjective. Rien ne le montre mieux que l'amour. La créature que nous aimons est en nous : et lorsqu'elle nous abandonne, c'est le heurt de deux images en nous-même qui nous fait tant souffrir.
L'humanité de Proust est plus fluide, plus mouvante que celle d'aucun autre grand romancier français. Les héros de Balzac sont marqués d'une empreinte plus puissante, et sont de plus en plus structurés à mesure que le roman progresse.
Source : Gallica

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