Guermantes

Définition et enjeux

Portrait de Marcel Proust Marcel Proust,  Le Côté de Guermantes (1920-1921)

“ Les Guermantes — du moins ceux qui étaient dignes du nom — n’étaient pas seulement d’une qualité de chair, de cheveu, de transparent regard, exquise, mais avaient une manière de se tenir, de marcher, de saluer, de regarder avant de serrer la main, de serrer la main, par quoi ils étaient aussi différents en tout cela d’un homme du monde quelconque que celui-ci d’un fermier en blouse. ”
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Portrait de Marcel Proust Marcel Proust,  Le Côté de Guermantes (1920-1921)

“ Le duc de Guermantes suivait sa femme, les reflets de son monocle, le rire de sa dentition, la blancheur de son œillet ou de son plastron plissé, écartant pour faire place à leur lumière ses sourcils, ses lèvres, son frac ; d’un geste de sa main étendue qu’il abaissa sur leurs épaules, tout droit, sans bouger la tête, il commanda de se rasseoir aux monstres inférieurs qui lui faisaient place, et s’inclina profondément devant le jeune homme blond. ”
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Portrait de Marcel Proust Marcel Proust,  Le Côté de Guermantes (1920-1921)

“ Au moment où un Guermantes, n’eût-il que vingt ans, mais marchant déjà sur les traces de ses aînés, entendait votre nom prononcé par le présentateur, il laissait tomber sur vous, comme s’il n’était nullement décidé à vous dire bonjour, un regard généralement bleu, toujours de la froideur d’un acier qu’il semblait prêt à vous plonger dans les plus profonds replis du cœur. C’est du reste ce que les Guermantes croyaient faire en effet, se jugeant tous des psychologues de premier ordre. ”
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