Marcel Proust,
Le Côté de Guermantes
(1920-1921)
“ Il est vrai qu’on fait quelquefois pour les morts des choses qu’on n’aurait pas faites pour les vivants. — D’abord, répondit Mme de Guermantes sur un ton rêveur qui contrastait avec son intention gouailleuse, on va à leur enterrement, ce qu’on ne fait jamais pour les vivants ! M. de Guermantes regarda d’un air malicieux M. de Bréauté comme pour le provoquer à rire de l’esprit de la duchesse. « Mais enfin j’avoue franchement, reprit Mme de Guermantes, que la manière dont je souhaiterais d’être pleurée par un homme que j’aimerais, n’est pas celle de mon beau-frère. » ”
