“ Oriane repose le cor sur le banc. ORIANE, rêvant. Songe délicieux ! Plane encore sur moi !... SILVÈRE. Tu m’as pris mes soirs calmes, Tu m’as pris les forêts et les jardins de palmes, Tu m’as pris l’amitié des oiseaux fraternels. Je ne chanterai plus : des sanglots éternels Étoufferont en moi mes chansons bien aimées ; Lorsque je marcherai sous les tristes ramées, Je ne connaîtrai plus la caresse des bois Et mon cœur exilé n’entendra plus de voix. Oriane le regarde, affectant l’ironie. Oh ! je mourrai de ton regard qui me méprise ! ORIANE. Eh bien ! non. J’ai menti ! ”
Oriane
Définition et enjeux
Oriane, figure littéraire souvent liée aux thèmes du rêve, de la quête et de la métamorphose, emprunte les sentiers de la tradition érotique et chevaleresque pour s’intégrer à des récits variés. Éphraïm Mikhaël la dépeint comme une créature vulnérable et enflammée, tandis que Marcel Proust la place dans un environnement social typique de la fin du XIXe siècle.
Pierre Louis Ginguené l’insère dans une aventure chevaleresque, et Claude Boyer examine ses dimensions tragiques. Ces interprétations, s’étendant de la poésie à la tragédie, mettent en lumière une richesse d’approches qui transcendent les genres et les périodes.
Citations sur “Oriane”
Marcel Proust,
Le Côté de Guermantes
(1920-1921)
“ Mais, Oriane, c’est absurde, tout votre monde est là, vous aurez en plus, à minuit, l’habilleuse et le costumier pour notre redoute. Il ne peut servir à rien du tout, et comme seul il est ami avec le valet de pied de Mama, j’aime mille fois mieux l’expédier loin d’ici. ”
“ De nouveau elle porte le cor à ses lèvres. Mais avant de sonner elle regarde encore le buisson. Il n’est plus temps ! Oriane et Silvère reparaissent au milieu des arbres. [À la représentation, après ce vers venait le couplet suivant qui terminait la pièce :] ORIANE. Je te préfère au roi des clairières magiques, Je suis femme et fuyant les rêves nostalgiques, J’oublierai dans tes bras par les joyeux chemins L’ombre divine et les silences surhumains. Lorsque le baiser joint les lèvres attendries, L’amour terrestre est la plus douce des féeries. ”
Pierre Louis Ginguené, Histoire littéraire d'Italie (5…
“ Elles reprenaient, avec leur libérateur, le chemin de la ville, le jour finissait, la nuit étendait ses voiles; on voit tout à coup paraître cent nains tenant des torches allumées et une demoiselle honnête et polie qui vient proposer à la reine et à Oriane de s'arrêter jusqu'au matin, non loin de là, dans un pavillon où la fée Urgande les attend. Elles auront pour escorte un roi des plus illustres et des plus braves. ”
Marcel Proust,
Le Côté de Guermantes
(1920)
“ « S’il était innocent quelle horreur ce serait qu’il fût à l’île du Diable. » Tu comprends, n’est-ce pas ? Et puis enfin c’est une personne qui fait beaucoup pour ses anciennes institutrices, elle a défendu qu’on les fasse monter par l’escalier de service. Je t’assure, c’est quelqu’un de très bien. Dans le fond Oriane ne l’aime pas parce qu’elle la sent plus intelligente. ”
Claude Deschamps de Villiers, Le Festin de Pierre ou, Le fils criminel
“ Oriane Je dis que c'est un lâche, un scélérat, un traître. Philipin Mais bon aux dames. Oriane Mais un monstre en trahison, [1220] Dont la Justice enfin me va faire raison : Je n'en puis plus, sortons de ce lieu si funeste. Philipin Je ne suis pas gourmand, je prendrai bien son reste. Où diable maintenant pourra-t-il se cacher ? En quelque part qu'il aille, il faudra le chercher. [1225] Sur l'eau, je n'en veux pas avaler davantage ; Sur la terre, il n'est point de bourg ni de village, De grottes ni de trous propres à nous sauver, Où les chiens de prévôts ne nous viennent trouver ”
A.-D. Roazoun, Revue de Bretagne de Vendée et d’Anjou
“ Sans rien dire elle s’occupa d’ajuster à sa taille le costume de page qui devait lui permettre de paraître à la cour puis, quand tout fut prêt, elle annonça son intention d’aller trouver le roi. Arthémise et Oriane ne perdirent pas cette occasion de railler la « pécore » qui avait la prétention de réussir alors que toutes deux avaient échoué au premier pas. La jeune fille les laissa dire. Elle avait le consentement de son père, cela lui suffisait. Elle partit donc de grand matin, comme ses sœurs, suivie du fidèle Bertrand qui l’avait vue toute petite et lui avait souvent servi d’écuyer. ”
Pierre Louis Ginguené, Histoire littéraire d'Italie (5…
“ Cependant la fée Urgande vient recevoir ses hôtes; le roi d'Écosse, averti par un message, arrive de son côté110; les deux rois et la fée, instruits des deux belles actions du Damoisel, lui donnent, au milieu d'un repas splendide, les éloges qu'il a mérités. Oriane saisit en tremblant cette occasion pour demander à Périon ce qu'il lui accorde volontiers: il donne avec plaisir l'ordre de chevalerie à celui qui promet d'être un si brave chevalier. ”
Claude Boyer, Tyridate, tragédie
“ AriaratheJe suis peu curieux et connais ton respect,Ainsi malaisément peut espérer la reine,Ni de m'embarrasser ni de me mettre en peine. [360] Vois le roi de ma part, Oronte, et souviens-toiQue je saurai payer ce que tu fais pour moi ;Et qu'un amour plus fort que ma reconnaissanceM'attache à ton destin plus qu'Oronte ne pense.Oronte.Votre sort est le mien, et les destins d'un fils [365] À ceux d'un père aimé ne sont pas mieux unis. ACTE II Scène Première . ”
Claude Boyer, Tyridate, tragédie
“ Si près de notre hymen ; je crois qu'avec justiceJe puis nommer le mien le père d'Euridice. [1140] Oronte.Justes dieux ! De quel coup m'avez-vous accablé ?AriaratheD'où vient ce changement ?Oronte.Dieux que je suis troublé !AriaratheQu'est-ce Oronte ? Parlez.Oronte.Au point que je vous aime,L'excès de mon amour rend mon désordre extrême,Oui, Seigneur, cet amour est si grand et si fort [1145] Que le seul nom de fils répond à son transport :Et quand je vois qu'en vain il tâche à satisfaire,Et les désirs du fils et le zèle du père,Son effort ne produit que trouble et que soupirs. ”
Anatole France,
Vie de Jeanne d'Arc
“ Saint Aignan disait ensuite:—Donnez la paix à ceux d'Orléans. Père, ô vous qui, par la bouche d'un enfant, m'avez nommé leur pasteur, faites qu'ils ne tombent pas aux mains des méchants.Les Orléanais s'attendaient bien à ce que le Seigneur (p. 275) ne cédât pas tout de suite aux prières des deux confesseurs. Connaissant la sévérité de ses jugements, ils craignaient qu'il ne répondît:—Le peuple de France est puni justement de ses péchés. Sa désobéissance à la sainte Église l'a perdu. Du petit au grand, c'est à qui, dans le royaume, se conduira le plus mal. ”
Arvède Barine,
Revue des Deux Mondes
“ Celle-ci vint voir Monsieur : « Je le trouvai fort inquiet ; il se plaignit à moi de la persécution que les amis de M. le Prince lui faisaient d’aller à Orléans ; que, s’il abandonnait Paris, tout était perdu, et qu’il n’irait point. » Le soir du même jour, comme Mademoiselle était à souper aux Tuileries, un officier s’approcha d’elle et lui dit à voix basse : « Nous sommes trop heureux ; c’est vous qui venez à Orléans. » ”
Charles Duhan, Vie de saint Aignan, évêque d'Orléans (1876)
“ Et d'Orléans j'entrevois les périls. 7 La mort bientôt fermera ma paupière, De ce troupeau soyez le conducteur; Obéissez, mon fils, à ma prière, Et qu'Orléans en vous trouve un sauveur. 8 Euverte ! Aignan ! 0 Dieu ! qui de ta grâce N'admirerait envers nous la grandeur ! Un saint nous quitte, et, pour remplir sa place, Un autre saint devient notre pasteur. 9 De Sainte-Croix déjà la basilique A par Aignan vu ses murs réparés ; Elle s'élève, et, sous sa voûte antique, Les saints autels par lui sont décorés. ”
Paul Claudel,
Le père humilié: Drame en quatre actes
“ C'est la voix d'Orian et ce n'est pas la sienne.ORSO.—La voix et le cœur, Pensée, et tout ce qu'une seule heure permet de présence avec vousA quelqu'un qui bientôt sera obligé de repartir.PENSÉE.—Si vous êtes Orian, pourquoi ne venez-vous pas plus près? ”
“ Le gros petit traitant s’enfla comme une boule et faillit crever du coup. — Oriol, s’écria Chaverny, te voilà cousin du roi, toi qui es déjà cousin de toute la rue Saint-Denis... Ton écusson est tout à fait : d’or, aux trois bas de chausses d’azur, deux et un, et en cœur un bonnet de nuit flamboyant, avec cette devise : Utile dulci !... On rit un peu, sauf Oriol et Gonzague. ”
Edmond Texier,
Le Prince Formose (L’Artiste, 1839…
“ Mlle d’Orion, élevée jusqu’à l’âge de dix ans au fond d’un château de la Normandie, à côté d’une mère folle, qui reconnaissait à peine sa fille, et d’un oncle honnête, prévoyant, mais d’un caractère peu affectueux, et même légèrement égoïste, avait grandi dans cette solitude, comme une plante sauvage qui n’a jamais reçu les rayons du soleil. ”
Henry Gréville,
Ariadne
(1879)
“ Ariadne était installée depuis huit jours dans la maison Orline, qu'il lui semblait encore faire un rêve. Elle avait reçu tant de preuves d'estime et d'amitié de la part de la princesse, Olga la traitait avec tant de délicatesse, que l'orpheline ne pouvait croire à une si belle réalité. ”
Claude Boyer, Tyridate, tragédie
“ Peut-être seriez-vous fâché d'être mon fils.AriaratheL'honneur de ma naissance est pour moi d'un tel prix,Que je mourrais cent fois, plutôt que d'en descendre ;Mais je n'en descend point devenant votre gendre, [1160] Cet hymen où mon coeur rencontre tant d'appas,Élève votre fille et ne m'abaisse pas.Oronte.Que dois-je devenir ? Quelle est mon espérance ?S'il ne peut, sans mourir, apprendre sa naissance.AriaratheQui vous rend interdit Oronte ?Oronte.Je vous plains, [1165] Puisque l'ordre du roi renverse vos desseins.AriaratheComment ?Oronte.Il faut aller épouser la princesse. ”
Gaston Stiegler, Amours tragiques de Napoléon III (1910)
“ Orianne s'apaisera sans doute par ce vertige lui-même, par l'excès de cette frénésie. Que le spectacle des bois sauvages purifie ses yeux de tant de souillures ; que le vent baigne et rafraîchisse ses tempes brûlantes; que l'air salubre gonfle généreusement sa poitrine et efface sur ses joues les humiliations flétrissantes ! ”
Adolphe Orain,
Contes de l’Ille-et-Vilaine
“ Mais j’y mets une condition : Dans trois ans, dit-il au père, vous viendrez me trouver dans mon château, qui est situé au milieu de la forêt de Haute-Sève ; là je vous conduirai dans mon colombier où vous trouverez votre fils changé en pigeon. Il vous faudra le reconnaître parmi tous les oiseaux ou, sinon, il m’appartiendra. Est-ce convenu ? ajouta-t-il. » Comme le bonhomme hésitait à répondre, supposant bien avoir affaire au diable, le petit gars, — qui n’était point bête — s’approcha de son père et lui dit tout bas : « Acceptez, mon père, je traînerai de l’aile et vous me reconnaîtrez ». ”
Philippe-Joseph-Emmanuel de Smyttère, La bataille du Val-de-Cassel de 1677… (1865)
“ St.-Omer se défendait courageusement, comme Cambrai, et le prince d'Orange, qui avait solennellement promis aux Espagnols d'en faire lever le siège, eut le temps de s'avancer. Le roi, informé de sa marche, envoya ordre au duc d'Orléans d'aller au-devant des ennemis, et de s'emparer des postes qu'il jugerait les plus avantageux pour les combattre. ”
Henri Baraude, Orléans et Jeanne d'Arc... (1906)
“ Ainsi se termina cette immortelle campagne de la Loire, où Jeanne en quelques semaines délivra Orléans, le dernier boulevard de la France, chassa les Anglais de tout le territoire conquis sur les bords du fleuve, et put faire sacrer le roi à Reims. Un peuple qui a dans son histoire une semblable page et quatorze siècles de gloire ne peut pas périr. ”
Louis Petit, Vie de la mère Antoinette d'Orléans… (1880)
“ De l'oraison de madame d'Orléans. 'L'oraison, dit un Père, est l'intendante et la maîtresse du chœur des vertus. C'est elle qui les fait naître dans l'âme, qui les nourrit de son lait, qui les fortifie de sa vigueur, qui les fait croître et profiter, qui les amène à la consommation de leur perfection. Mais comme ce divin exercice est l'instrument général de la vie spirituelle, aussi est-il merveilleusement aidé par la mortification intérieure et extérieure, par la pureté du cœur, par le détachement des créatures, et par la solitude. ”
Alfred Driou, Les Fleurs du moyen-âge, légendes nationales… (1851)
“ Trois cent mille guerriers la composent et y développent leurs immenses bataillons. LA VIERGE DES COLLINES. 121 Ce fléau de Dieu a quitté Orléans qu'il assiégeait. Les remparts de cette ville devaient s'écrouler sous les coups du roi des Huns ; quand l'évêque de la cité, le pieux Aignan, monte sur les tours les plus élevées afin de se rapprocher de l'Éternel. Là, prosterné, le visage en pleurs, il prie, il invoque, il conjure.... Et voilà que son regard, fixé vers l'horizon, est distrait par de lourds nuages de poussière qui s'élèvent et abaissent le ciel. ”
Paul Féval, Les Compagnons du trésor
“ Pauvre père ! Toujours cette idée qui l’a enterré vivant ! Les assassins qui le poursuivent ! La mort suspendue sur sa tête... À en juger par l’adresse de la lettre, le père d’Irène, pour un maçon, avait une fort belle écriture. Irène était assise, le dos tourné à la ville. Quand elle levait les yeux, ce qui frappait son regard, c’était la colline de Montreuil, coupée par le retour du pavillon. Ce retour avait une croisée à chaque étage. Celle qui se trouvait de niveau avec la chambre d’Irène gardait ses persiennes fermées. Les grands yeux d’Irène interrogeaient fréquemment cette croisée. ”
Anonyme, Guillaume d’Orange, le marquis au court nez
“ Je suis envoyé vers vous par la belle Orable, à laquelle vous avez fait présenter, par le vaillant Aquilant, un épervier et un anneau. Je viens vous annoncer — à quoi bon le cacher ? — que Thibaut l’a épousée, que les noces ont été célébrées au château d’Orange, et — pourquoi mentir ? — qu’elle a reposé à ses côtés. La demoiselle qui vous a tant aimé, est si profondément chagrinée que vous n’ayez pas prévenu l’émir en l’épousant, que, je vous jure, qu’elle ne fait que pleurer nuit et jour. Elle vous conjure au nom du Dieu tout-puissant, de venir la secourir à Orange. ”
Jean-Marie Prat, Histoire de saint Irénée, second évêque de Lyon… (1843)
“ Dieu qui le réservait à sa religion pour la défendre contre le philosophisme et l'hérésie, laissa la tendresse maternelle le soustraire à la rage des persécuteurs. Cet enfant devait être le grand Origène. Tandis que cet astre s'élevait en Orient à travers les feux de la persécution; en Occident, Irénée, comme un soleil qui avait majestueusement fourni sa carrière, allait s'éteindre dans des flots de sang. Ce grand homme avait passé quatre-vingts ans au service du Seigneur; Depuis un quart de siècle il occupait le siége de saint Pothin ”
Histoire de Son Altesse Royale monseigneur le duc d'Orléans…
“ DU DUC D' ORLÉANS, AIR : Maudite neige tomberas-tu toujours. Il n'est donc plus, ce prince qu'on révère, Aujourd'hui la France est en deuil : Lui qui fut bon époux et bon père, Il est descendu au cercueil. — 42 — REFRAIN : Il a terminé sa carrière , Pour nous il n'existe donc plus ; Qu'il soit répété dans la France entière, Duc d'Orléans, non, tu n'existe plus! Bientôt la mort vient fermer sa paupière Ce conquérant, ce vrai guerrier français; Il dit encore à son heure dernière : Oui, ma patrie, je te quitte à regret. Il a terminé, etc. O mon épouse qui m'est si chère ! ”
Laurent-Jan, Misanthropie sans repentir : fragments de sagesse… (1860)
“ Bonjour, ou : Comment vous portez-vous ? — Si donc vous avez la .sottise de faire fond sur de pareils propos, vous méritez parfaitement qu'Oronte vous reçoive comme si vous exigiez qu'il nettoyât vos bottes, par la raison qu'il se sera dit, au bas d'une lettre, votre très humble serviteur. Quand on pense que, pour n'être jamais dupe, il ne s'agit que d'interpréter ainsi tous les sentiments généreux, n'est-il pas fort étrange de voir encore tant de gens se plaindre d'avoir été trompés ? ”
“ Irène, souriant. Chut ! donnez-moi une feuille. Faites votre devoir et tenez-vous tranquille. Adolphe. Oui, voilà comme je suis traité. Vous oubliez, mademoiselle, que vous me devez le respect ; que je vous ai vue haute comme cela... Irène. Vite donc, une feuille. Mon Dieu, il y en a bien d’autres qui m’ont vue haute comme cela... Adolphe. Et que tu maltraites également ! Irène. C’est étonnant, parrain, comme vous êtes nigauds, vous autres, les hommes... Adolphe. Merci ! Irène. ... dans certaines circonstances. Laissez-moi donc achever. ”
Gaston Paris,
Histoire poétique de Charlemagne
(1865)
“ En attendant les dames se divertissent par des jeux et des contes. Godin s'éprend d'Orie; mais Orias vient pour réclamer sa sœur; les combats auxquels sa venue donne lieu, et dans l'un desquels David est tué, se terminent par sa défaite et sa mort; on donne la ville d'Oriette à l'évêque Gernas. Les barons français sont arrivés, et tous reprennent ensemble le chemin de Paris. Là Galienne, Orie et Florette reçoivent le baptême; puis on célèbre le mariage de Charles avec Galienne, et d'Orie avec Godin. ”
Paul-Mathieu Laurent,
La Maison d'Orléans devant la légitimité et la démocratie…
(1861)
“ L'homme à lagrande barbe, armé d'une hache, est à son poste. Le duc d'Orléans paraît au milieu des bandes ; il porte à son chapeau une large cocarde ; il agite en riant la badine qu'il, tient à sa main, il traverse lentement la foule qui s'ouvre en faisant retentir l'air de ces cris : Vive le dyc d'Oiléans ! Vive notre père d'Orléaris ! Vive notre roi d'Orléans ! Cependant la grille de la cour s'ouvre bientôt à de nouvelles hordes. Le duc d'Qrléans les conduit au grand escalier, leur indique de la main l'appartement de la reine et se dirige vers celui du roi. ”
