Claude Deschamps de Villiers

Élements biographiques

Claude Deschamps de Villiers Le Festin de Pierre ou, Le fils criminel

Philipin Monsieur.
Don Juan. Eh bien ?
Philipin Quelqu'un m'appelle là dehors.
Irai-je voir qui c'est ?
Don Juan. Nenni, poltron, demeure. [1660]
Philipin Adieu donc, Philipin, dans un demi-quart d'heure.
Don Juan. Meurs, si tu veux ; pour moi, je ne veux pas mourir.
L'Ombre Et qui crois-tu, méchant, qui te pût secourir ?
Tous les dieux ont juré ta perte inévitable,
Tout l'univers la veut, elle est indubitable. [1665]
Dis-moi : de quel côté peux tu tourner tes pas,
Si la Terre et le Ciel demandent ton trépas ?
Source : Wikisource

Claude Deschamps de Villiers Le Festin de Pierre ou, Le fils criminel

Don Alvaros, Philipin Don Alvaros Ah, malheur déplorable !
Père trop malheureux d'un enfant exécrable !
De quels yeux maintenant oserai-je plus voir [185]
Un fils qui foule aux pieds l'honneur et le devoir ?
Qui n'a qu'impiété et que fureurs dans l'âme,
Qui va porter partout et le fer et la flamme,
Et qui, sans respecter le sexe ni le rang,
Tue, enlève, assassine, et s'abreuve de sang ?
Source : Wikisource

Claude Deschamps de Villiers Le Festin de Pierre ou, Le fils criminel

Si ta main d'un soufflet a fait rougir ton père,
Et si ton coeur ne veut cesser d'être inhumain, [325]
Et si tu l'aimes mieux, tiens, je t'ouvre mon sein :
Frappe, frappe, cruel, et plonges-y tes armes,
Un père t'en conjure avec l'eau de ses larmes
Don Juan. Écoutez en deux mots ma résolution :
Mon âme condamnée aux peines d'Ixion, [330]
Souffrir tous les tourments de l'altérée Tantale,
Et épuiser moi seul la justice infernale,
Lasser tous ses bourreaux dessus moi tour à tour,
M'exposer cent mille ans au dévorant Vautour,
Tout cela dans mon coeur n'imprime aucune crainte
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature