Gaston Stiegler, Amours tragiques de Napoléon III (1910)
“ Elle songeait à cette comtesse de Castiglione, sa rivale en beauté, qui était, disait-on au château, un missionnaire chargé de rappeler sans cesse à l'Empereur, entre deux caresses, les malheurs de Venise et de Milan, occupées par l'Autriche. — Oui, Mme de Castiglione, fit-elle en lançant avec impatience de rapides bouffées de tabac. Il n'y a pas que les esprits qui se mêlent de mener les gens par le nez. Elle faisait allusion à l'insignifiance légendaire de la belle Italienne. — Les conspirations ne sont pas à dédaigner, fit Poplu, les deux coudes sur la table, en rajustant son monocle. ”
