Pierre de Lano

Pierre de Lano

Résumé

Portrait de Pierre de Lano Pierre de Lano L'impératrice Eugénie (3e éd.) (1891)

Un nouveau conseil des ministres fut décidé et la guerre, une minute écartée, devint inévitable.
L'Empereur, oui, avait été heureux quand, un instant, il avait pu croire que les bonnes relations entre la France et la Prusse allaient être reprises.
Mais, hélas, il n'était pas le maître dans l'Etat depuis 1867, et l'Impératrice qu'un entourage encombrant, intrigant, sot et intéressé entretenait dans l'idée fixe de gouverner et de mêler son autorité à celle des hommes politiques, collaborateurs de son mari, imposait à tout et à tous sa volonté, ses souhaits, ses inconséquences.
Source : Gallica

Portrait de Pierre de Lano Pierre de Lano L'impératrice Eugénie (3e éd.) (1891)

Mlle de Montijo était extrêmement belle — rousse, un peu, aux traits réguliers, d'un roux sombre assez ignoré, car elle se blondissait artificiellement. Dès que l'Empereur la vit, il en devint éperdument amoureux et ne cacha point son sentiment.
Mlle de Montijo, invitée avec sa mère aux chasses de Compiègne, le séduisit plus encore par la grâce qu'elle apportait en montant à cheval.
L'Empereur, admirable écuyer, aimait, en effet, d'instinct, tous ceux qui, hommes ou femmes, savaient monter.
Que de racontars n'a-t-on pas colportés au sujet des séjours de la future souveraine à Compiègne ?
Source : Gallica

Portrait de Pierre de Lano Pierre de Lano L'impératrice Eugénie (3e éd.) (1891)

L'Empereur avait inspiré des dévoùments profonds, des affections sincères. Les hommes qui l'ont aimé, fidèles à son ombre, croiraient, de bonne foi, pour la plupart, commettre une félonie en livrant au public, c'est-à-dire à la haine, à la colère des uns, au scepticisme, à la raillerie des autres, son étrange personnalité. Comme, aussi, ceux que l'Empire séduit — romanciers ou chroniqueurs — manquent de notes pour en établir la version exacte, il se trouve, fatalement, que la génération actuelle reste devant les vingt années du règne de Napoléon III comme devant un grand trou.
Source : Gallica

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