Résumé

Portrait de Frédéric Loliée Frédéric Loliée La vie d'une impératrice, Eugénie de Montijo… (1907)

A la frontière l'attendait un aide-de-camp du roi des Belges. Désireux de toucher bientôt au ternie de son voyage, impatient de retrouver son fils dont il était séparé depuis le 25 août, Napoléon traversa, dans le train royal, toute la Belgique, puis s'embarqua sur le yacht à vapeur de Léopold.
A Douvres s'étaient portés au-devant de lui l'impératrice, le prince impérial, le prince Murat. En arrière du groupe familial, sur la jetée, s'était massée une foule énorme. Quand il mit pied à terre, des acclamations retentirent, comme pour saluer l'hôte attendu du malheur.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Loliée Frédéric Loliée La vie d'une impératrice, Eugénie de Montijo… (1907)

Un brouillard froid semblait l'envelopper dans sa belle résidence de Saint-Cloud, pendant que l'impératrice demandait aux pentes verdoyantes des montagnes de la Corse et au délicieux climat d'Ajaccio plus de chaleur et plus de lumière.
Elle était partie assez tardivement : on remarqua que le deuxième siècle avait déjà commencé, depuis six jours pour le protecteur de la Confédération du Rhin. Elle s'était efforcée de montrer un visage serein aux habitants de Toulon et d'Ajaccio. En réalité, des inquiétudes justifiées hantaient son âme sur l'état physique et moral de l'empereur.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Loliée Frédéric Loliée La vie d'une impératrice, Eugénie de Montijo… (1907)

La main posée sur le bras de l'homme, qui, pendant près de vingt ans, sera presque l'arbitre de l'Europe, elle marchait déjà comme dans une gloire d'apothéose, et répondait, saluait en souveraine.
La cérémonie terminée, Napoléon et Eugénie rentrèrent officiellement aux Tuileries, portés en quelque sorte par les vivats du peuple, si prompt à acclamer tout ce qui frappe son imagination et éblouit ses yeux. Ils en ressortirent, à peu d'intervalle, en de superbes daumonts à quatre chevaux, conduites par des jockeys aux livrées impériales, et qui s'élancèrent sur la route de Paris à Saint-Cloud.
Source : Gallica

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