Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand

Résumé

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand Les Femmes des Tuileries. Louis-Napoléon et Mlle de Montijo… (1897)

MADEMOISELLE DE MONTIJO
La Rochefoucauld a dit : « On passe souvent de l'amour à l'ambition, mais on ne revient guère de l'ambition à l'amour. » Louis-Napoléon devait donner un démenti à cette maxime. Il y a des ambitieux qui, une fois leurs rêves d'orgueil réalisés, ont comme la nostalgie de l'amour, et qui disent, avec Alfred de Musset :
Être admiré n'est rien, l'affaire est d'être aimé.
Louis-Napoléon était de la race de ces ambitieux-là. Au moment où, après tant d'épreuves, il touchait à son but, et pouvait s'écrier, comme le Charles-Quint de Victor Hugo :
Oh! l'Empire! l'Empire!
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand Les Femmes des Tuileries. Louis-Napoléon et Mlle de Montijo… (1897)

Être femme et mourir dans l'exil, n'est-ce pas un destin horrible ? Pauvre reine Hortense ! Quelle existence malheureuse que la sienne! Pour quelques jours brillants, que de jours orageux ! Pour un peu de gloire, que de larmes! Et cependant quelle femme avait mieux mérité le bonheur! Elle avait reçu du ciel tous les dons qui font chérir la vie; elle était belle, gracieuse, aimée; elle possédait le charme, le secret de séduire, puissance involontaire que le trône ne donne pas, et que l'exil lui avait laissée ; elle était bonne et généreuse, voilà pour les jouissances du coeur
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand Les Femmes des Tuileries. Louis-Napoléon et Mlle de Montijo… (1897)

L'Europe à ce nom se découvre. Son ombre vous protège, et dirige vos pas. La guerre l'a grandi. Vous, que la paix vous couvre De lauriers qui n'attristent pas !
A présent que le calme a béni les orages, Que, grâce à vous, les flots apaisent leur fureur, Sire, venez souvent sous nos riches ombrages Méditer comme l'Empereur !
Les gardes nationales de Compiègne et des environs formaient la haie à droite, et les troupes de la garnison à gauche. Le souverain les passa en revue, puis il fit son entrée dans la ville. Sur le pont de l'Oise on avait dressé un arc de triomphe.
Source : Gallica

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