Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand

Élements biographiques

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand La citoyenne Bonaparte (1883)

Ils sont de feu, ils brûlent mon pauvre cœur. Mon unique Joséphine, loin de toi il n'est pas de gaieté; loin de toi, le monde est un désert où je reste isolé, et sans éprouver la douceur de m'épancher. Tu m'as ôté plus que mon âme; tu es l'unique pensée de ma vie. Si je suis ennuyé du tracas des affaires, si j'en crains l'issue, si les hommes me dégoûtent, si je suis prêt à maudire la vie, je mets la main sur mon cœur; ton portrait y bat, je le regarde, et l'amour est pour moi le bonheur absolu, et tout est riant hors le temps que je me vois absent de mon amie.
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand Les Femmes des Tuileries. Louis-Napoléon et Mlle de Montijo… (1897)

Être femme et mourir dans l'exil, n'est-ce pas un destin horrible ? Pauvre reine Hortense ! Quelle existence malheureuse que la sienne! Pour quelques jours brillants, que de jours orageux ! Pour un peu de gloire, que de larmes! Et cependant quelle femme avait mieux mérité le bonheur! Elle avait reçu du ciel tous les dons qui font chérir la vie; elle était belle, gracieuse, aimée; elle possédait le charme, le secret de séduire, puissance involontaire que le trône ne donne pas, et que l'exil lui avait laissée ; elle était bonne et généreuse, voilà pour les jouissances du coeur
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand Les dernières années de l'impératrice Joséphine… (1884)

« Chaque coup de canon tiré sur les armées françaises retentissait au cœur de Joséphine, et le déchirait comme il déchirait la gloire de la France et la puissance de son empereur! Il fallait l'entendre interroger, avec une anxiété terrible, les moindres personnes qui venaient de Paris ! — Que fait l'empereur ? où est Bonaparte ? où est l'ennemi ? Que dit-on?
On a de l'espoir, n'est-ce pas ? on a du courage? — Voilà quelles étaient ses interrogations brèves, rapides, multipliées, et faites avec un serrement de cœur, avec un accent de détresse, qui arrachaient des larmes aux plus insensibles.»
Source : Gallica

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