Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand

Résumé

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand Les dernières années de l'impératrice Joséphine… (1884)

« — Cela ne peut pas être, s'écrie-t-il ; ce serait faire croire à un mécontentement secret, ou de vous contre moi, ou de moi- même contre votre mère et sa famille. — Dans notre exil, réplique Hortense, nous n'oublierons jamais tout ce que nous devons à l'empereur. » Alors Napoléon verse des larmes: « —Eh! quoi, m'abandonner ? Vous, vous à qui j'ai servi de père! Non, vous ne le ferez pas! Vous me resterez; le sort de vos enfants vous impose cet effort... Quelque grand que soit des deux parts un aussi cruel sacrifice, il le faut accomplir avec la dignité qu'imposent les circonstances. »
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand Les dernières années de l'impératrice Joséphine… (1884)

L'empereur n'avait pas d'abord osé espérer que Ferdinand, ce politique rusé, aurait la naïveté de venir à Bayonne. Lorsqu'il l'y avait vu, c'est à peine s'il en croyait ses yeux. Il se réjouissait du succès si prompt, si absolu, de son plan machiavélique. Mais comme les prévisions de la sagesse humaine sont courtes et précaires! Cette dynastie espagnole que Napoléon trouvait si faible, si vieillie, si caduque, est encore sur le trône, tandis que sa famille à lui n'y est plus. Le petit-fils de Ferdinand VII règne tranquillement à Madrid, tandis que l'empire français n'est plus qu'un souvenir.
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand Les dernières années de l'impératrice Joséphine… (1884)

« Chaque coup de canon tiré sur les armées françaises retentissait au cœur de Joséphine, et le déchirait comme il déchirait la gloire de la France et la puissance de son empereur! Il fallait l'entendre interroger, avec une anxiété terrible, les moindres personnes qui venaient de Paris ! — Que fait l'empereur ? où est Bonaparte ? où est l'ennemi ? Que dit-on?
On a de l'espoir, n'est-ce pas ? on a du courage? — Voilà quelles étaient ses interrogations brèves, rapides, multipliées, et faites avec un serrement de cœur, avec un accent de détresse, qui arrachaient des larmes aux plus insensibles.»
Source : Gallica

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