Eugène Fourmestraux

Résumé

Eugène Fourmestraux La reine Hortense (Huitième édition… (1867)

Ce royal appareil faisait contraste avec les dimensions de l'édifice; les chants de mort, qui se mêlaient aux sons des instruments; l'intensité même du froid, ce deuil de la nature qui semblait s'associer au deuil des hommes; la présence de tant d'illustres personnages, derniers débris de l'Empire qui s'était écroulé plus vite encore qu'il ne s'était élevé, tout cela formait une scène d'une tristesse imposante et majestueuse. La sœur de l'empereur Napoléon Ier, l'ancienne reine de Naples, put seule, de sa famille, apporter à Hortense le tribut de ses larmes.
Source : Gallica

Eugène Fourmestraux La reine Hortense (Huitième édition… (1867)

Les charmes de l'intimité, la culture des arts avaient pris, à la Malmaison, la place de l'étiquette de la cour impériale. La reine Hortense s'y livrait à son goût, devenu alors un véritable talent, pour la composition. Les chants les plus aimés de l'impératrice Joséphine étaient ceux de sa fille ; ils obtenaient aussi, dans toute la France, des succès où le rang n'était pour rien. Un cercle d'amis véritables remplaçait le vide qu'avaient laissé certains courtisans autour de l'Impératrice, et si elle était moins encensée, elle était plus aimée.
Source : Gallica

Eugène Fourmestraux La reine Hortense (Huitième édition… (1867)

Cet immense changement de fortune n'ébranla en rien le courage et la résignation de la reine Hortense. Toute perspective d'une vie intérieure, heureuse et paisible, telle qu'elle l'eût trouvée dans une union suivant son cœur, s'était depuis longtemps évanouie devant elle, et l'exemple de sa mère chérie l'avait fait réfléchir profondément sur l'instabilité des choses humaines.
Aussi s'attacha-t-elle à concentrer toutes ses
idées de bonheur dans sa vive affection pour sa mère , dans sa tendresse passionnée pour ses deux fils, dans son dévouement, pour tous ses amis.
Source : Gallica

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