Louise Parquin, Napoléon et la reine Hortense, d'après les mémoires de la lectrice de la reine… (1911)
“ Je crus voir un homme habillé en femme. J'entendis une voix rauque me dire : « Ma petite, tu es la Reine, n'est-ce pas ? — Oui, dis-je en tremblant, que lui voulez-vous? — Je viens te découvrir un mystère, des conspirations atroces; on te trahit; tes ministres eux-mêmes te trahissent. Mais, nous autres, dames de la Halle, nous l'aimons, notre petit Empereur, et nous ne voulons pas qu'on nous l'ôte ! » Je commençai alors à respirer ; c'était une femme, mais de ces femmes qui pendant la Révolution avaient inspiré tant de terreur, que mon assurance n'était pas encore bien grande. ”
