Résumé

Louise Parquin Napoléon et la reine Hortense, d'après les mémoires de la lectrice de la reine… (1911)

Je crus voir un homme habillé en femme. J'entendis une voix rauque me dire :
« Ma petite, tu es la Reine, n'est-ce pas ?
— Oui, dis-je en tremblant, que lui voulez-vous?
— Je viens te découvrir un mystère, des conspirations atroces; on te trahit; tes ministres eux-mêmes te trahissent. Mais, nous autres, dames de la Halle, nous l'aimons, notre petit Empereur, et nous ne voulons pas qu'on nous l'ôte ! »
Je commençai alors à respirer ; c'était une femme, mais de ces femmes qui pendant la Révolution avaient inspiré tant de terreur, que mon assurance n'était pas encore bien grande.
Source : Gallica

Louise Parquin Napoléon et la reine Hortense, d'après les mémoires de la lectrice de la reine… (1911)

J'ouvris et je trouvai trois lettres de la même écriture que je reconnus pour être celle de Boudiakine : l'une était pour la Reine, l'autre pour le duc de Vicence, et la troisième pour moi. Elles renfermaient toutes trois ces mots, que je copie textuellement sur celle que j'ai conservée; j'ai toujours pensé qu'ils avaient été dictés par l'empereur Alexandre :
« Ni paix, ni trêve, plus de réconciliation avec cet homme; toute l'Europe professe les mêmes sentiments. Hors cet homme, tout ce qu'on veut; aucune prédilection pour personne ; dès qu'il sera de côté, point de guerre. »
Source : Gallica

Louise Parquin Napoléon et la reine Hortense, d'après les mémoires de la lectrice de la reine… (1911)

La Reine me dit :
« Je ne puis empêcher cela; on fera de moi ce que l'on voudra. »
J'étais dans ma chambre, triste, abattue, quand on vint me dire qu'une dame demandait avec beaucoup d'insistance à me voir. C'était Mlle Ribou, que j'avais vue autrefois chez une amie de ma mère. Je ne savais pas même que, depuis, elle était devenue gouvernante des enfants du duc d'Otrante, et qu'elle logeait dans l'hôtel à côté du nôtre, sans que nous nous soyons jamais rencontrées.
Elle paraissait fort agitée, en entrant ; son dévouement pour le duc et sa famille était sans bornes.
Source : Gallica

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