Résumé

Souvenirs du premier Empire (1860)

“ L'Impératrice Marie-Louise avait à peine dix-neuf ans à l'époque de son mariage ; ses cheveux étaient blonds, sesyeux bleus et doux, sa démarche noble et sa taille imposante. Sa main et son pied auraient pu servir de modèles ; enfin, toute sa personne respirait la jeunesse, la santé et la fraîcheur. Elle était timide et se tenait dans une réserve de hauteur devant la cour; mais on la disait affectueuse et amicale dans l'intimité. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'on la disait fort tendre avec l'Empereur et dévouée à toutes ses volontés. ”
Source : Gallica

Souvenirs du premier Empire (1860)

“ La chasse à quelques particularités près, inutiles ou ridicules, comme celle du faucon et autres, était aussi nombreuse, aussi splendide, aussi bruyante que celle de Louis XVI, et elle ne coûtait annuellement que 400,000 francs, tandis qu'elle revenait au Roi à 7 millions. Il en était de même de la table.
L'ordre et la sévérité de Duroc, disait l'Empereur, avaient accompli des prodiges sur ce point. Sous les rois, les palais ne demeuraient point meublés; on transportait les meubles d'un palais à l'autre ; on n'en fournissait point aux gens de la cour; c'était à chacun à s'en pourvoir.
”
Source : Gallica

Souvenirs du premier Empire (1860)

“ La façade de l'Hôtel de Ville était illuminée en verres de couleurs. Ce quime frappa le plus, ce
fut la vue d'un vaisseau percé de quatre-vingts canons, dont les ponts, les mâts, les voiles et les cordages étaient figurés en illuminations. Le bouquet du feu d'artifice, auquel l'Empereur lui-même mit le feu, représentait le Saint-Bernaré vomissant un volcan du milieu de ses rochers couverts de neige. On voyait l'image de l'Empereur éclatante de lumière, gravissant à cheval, à la tête de son armée, le sommet escarpé du mont.
”
Source : Gallica

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