Frédéric Masson,
Napoléon et son fils
(1904)
“ Ainsi ces princes, ces dignitaires, ce sénat, ces préfets, cette hiérarchie savante, cette cour dorée, tout n'est que prestige. L'Empire s'écroule au premier souffle comme, sous une brise venue du large, disparaissent les palais que la fée Morgane édifie sur les vagues. Ses agents, soit ! Ses princes, soit ! Mais sa femme et son fils ! L'Archi-duchesse impériale d'Autriche, l'Impératrice-Reine, nul n'a couru se ranger près d'elle, et le Roi de Rome, l'héritier de l'Empire, l'image vivante de l'Empereur, sa chair même, qui s'est avisé de le proclamer, qui même a pensé qu'il existait ? ”
