Frédéric Masson,
Joséphine, impératrice et reine
(1899)
“ Fût-elle autre qu'elle n'est, de naissance, d'alliances, d'éducation, de vie ancienne, arrivât-elle inconnue et étrangère, du premier coup, à ce trône, Joséphine ne serait point encore une reine, car jamais plus il n'y en aura en France : ces douze années ont creusé un abîme que rien désormais ne peut combler et, tout au fond, a glissé la vénération. L'Empereur, parce qu'il est fort, et tant qu'il sera fort, on le craint, on le respecte ; certains l'aiment; on ne le vénère point. Sa femme moins encore. Ce n'est point la puissance qui inspire la vénération. ”
