Charles-Louis Natoire

Définition et enjeux

Portrait de Louis Gillet Louis Gillet Le trésor des musées de province… (1934)

C'est pourtant dans ces années assez tristes, où il voyait le public se détacher de lui, que Natoire a fait les ouvrages les mieux capables de nous toucher. Le vieux peintre, qui se vantait de ne jamais consulter la nature, et pour qui l'art n'était qu'une chose sue par cœur, une combinaison cérébrale et une mathématique des formes, découvre que les choses sont belles et qu'elles valent la peine d'être regardées pour elles-mêmes. Le Parisien endurci, qui ne sortait de l'atelier que pour souper dans quelque salon, s'étonne d'être sensible aux beautés de la campagne romaine.
Source : Gallica

Portrait de Louis Gillet Louis Gillet Le trésor des musées de province… (1934)

Natoire savait bien qu'une peinture comme la sienne était de pure convention. Il n'avait pas la naïveté de penser que la peinture pût jamais être davantage. Il faut se représenter le peintre comme un artisan qui prend son parti des conditions qui lui sont faites, et se contente de remplir un cadre : il sait que sa peinture n'est pas une « fin en soi », qu'elle n'est qu'un élément dans un ensemble que forment l'architecte, l'ébéniste, le doreur et le ciseleur : elle fait sa partie dans le concert.
Source : Gallica

Portrait de Charles Labor Charles Labor Musée de la ville de Béziers : explication des oeuvres d'art qui y sont exposées… (1893)

Vien était élève de Natoire, à qui il succéda dans la Direction de l'Académie de France à Rome, en 1771.
Ce dessin, au crayon noir, a été acheté en 1812 par M. Reboul-Coste, de Béziers, à la vente qui eut lieu après le décès de l'artiste.
C'est sans doute une esquisse de prophète pour une grande composition religieuse. Le vieillard est porteur d'une longue barbe ; sa pose est empreinte de noblesse ; son corps amplement drapé.
Source : Gallica

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