Louis Gillet,
Le trésor des musées de province…
(1934)
“ C'est pourtant dans ces années assez tristes, où il voyait le public se détacher de lui, que Natoire a fait les ouvrages les mieux capables de nous toucher. Le vieux peintre, qui se vantait de ne jamais consulter la nature, et pour qui l'art n'était qu'une chose sue par cœur, une combinaison cérébrale et une mathématique des formes, découvre que les choses sont belles et qu'elles valent la peine d'être regardées pour elles-mêmes. Le Parisien endurci, qui ne sortait de l'atelier que pour souper dans quelque salon, s'étonne d'être sensible aux beautés de la campagne romaine. ”
