Michel Nicolas, Histoire des artistes peintres… (1859)
“ Il attend, pour ainsi dire, Monrose, afin d'en apprendre les procédés mécaniques de l'art ; jeune, avec toutes les ardentes passions de son âge, lui, l'homme du peuple, il parvient à économiser la somme énorme de quinze cents francs , et il arrive à Paris , pays lointain , pour voir les ouvrages des maîtres, ces éternels chefs-d'œuvre dont la vue doit développer ses qualités, comme la chaleur fait jaillir la feuille du bourgeon. Tout le talent de Sigalon , nerveux, persévérant , inflexible, est dans les habitudes de son enfance, dans les privations qu'il s'est accoutumé à supporter. ”
