Résumé

Portrait de Louis Auvray Louis Auvray Exposition des beaux-arts : salon de 1867 (1867)

Un autre peintre dont nous avons toujours combattu l'hérésie, M. Millet, expose un paysage auquel nous n'avons que des éloges à donner. Il a pour titre l'Hiver. C'est un vaste champ de terre labourée, par un temps brumeux, et où l'on n'aperçoit que quelques corbeaux voltigeant çà et là. Ce tableau, d'une très grande vérité de détails et d'aspect, impressionne profondément. Si cet artiste avait le bon esprit de ne faire que des paysages arides comme celui-ci, sans personnages, sans animaux, sans arbres, qu'il réussit mal, pour nous servir d'une expression polie, il aurait un succès incontesté.
Source : Gallica

Portrait de Louis Auvray Louis Auvray Exposition des beaux-arts : salon de 1867 (1867)

Je ne dirai jamais qu'il y a des deuils plus cruels les uns que les autres, et je le dirai moins encore au moment où je viens avec vous déplorer la perte d'un véritable artiste, que j'ai personnellement connu et aimé ; mais quand l'art français a perdu son doyen, comment ne pas déplorer amèrement la mort de celui qui fut et qui restera l'une des plus grandes, l'une des plus pures gloires de l'école moderne ?
Source : Gallica

Portrait de Louis Auvray Louis Auvray Exposition des beaux-arts : salon de 1867 (1867)

Les statuaires de l'antiquité grecque et romaine ainsi que Michel-Ange, Puget et les maîtres qui leur ont succédé jusqu'à nos jours, se sont uniquement préoccupés de la pureté de ligne, de la beauté du caractère, de la grandeur de l'aspect de leurs statues; ils ont voulu impressionner par la simplicité et la noblesse du dessin, par l'ampleur des formes et la vérité de l'expression, au lieu de s'amuser à des enfantillages de métier, et capter l'attention par des difficultés d'exécution qui ne demandent que de la patience et de l'argent sans ajouter rien au mérite de l'œuvre de l'artiste.
Source : Gallica

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