Résumé

Exposition des beaux-arts : salon de 1865 (1864)

« L'habileté peut devenir du talent, dit M. d'Appentigny, mais le talent sans l'originalité ne constitue jamais le génie. Sans l'originalité, il n'est pas de grand maître, et elle fait complétement défaut à M. Ribot, dont l'oeuvre n'est qu'un pastiche merveilleux de l'école espagnole (1) . »
a M. Ribot n'est pas encore un maître, comme des amis trop zélés le proclament, mais il le deviendra, sans aucun doute, s'il continue à peindre d'une façon aussi vigoureuse et aussi savante, s'il acquiert du style, et surtout s'il prend des types moins affreusement vulgaires.
Source : Gallica

Exposition des beaux-arts : salon de 1865 (1864)

M. Chaplin aime les beaux enfants, comme M. Ribot recherche de préférence les plus sales et les plus laids. Tous les goûts sont dans la nature, et c'est heureux, car sans cela M. Ribot ne trouverait guère d'amateurs pour ses tableaux.
La même différence de manière de peindre les paysans existe entre MM. Jules Breton et Millet. Ce dernier les fait hideux et idiots ; le premier nous les montre intelligents, robustes et d'une beauté mâle, tels qu'ils sont réellement, non pas tous, mais tels qu'on en rencontre dans tous les pays, et c'est toujours à ces beaux types que l'artiste doit s'arrêter.
Source : Gallica

Exposition des beaux-arts : salon de 1865 (1864)

Nous l'avons dit déjà, et nous sommes forcé de le répéter en présence de cette persistance à fausser le jugement public, le grand art et l'art familier sont d'une nature tout opposée : le caractère du premier ne réside pas seulement dans la proportion colossale de l'oeuvre, mais aussi, dans l'élévation de la pensée, la simplicité et la grandeur des formes ; tandis que dans les oeuvres de l'art familier, généralement de petite dimension et destinées à être vues de près, c'est la gentillesse de l'aspect, la beauté et le fini des détails qui en font tout le mérite.
Source : Gallica

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