Jean-Baptiste Camille Courbet

Définition et enjeux

Portrait de Camille Mauclair Camille Mauclair Un siècle de peinture française… (1930)

L'oeuvre entière de Courbet, telle qu'elle nous apparaît avec le recul du temps, conquiert par sa constante impression de puissance, par les dons qui y éclatent. Assurément elle n'invite à aucune pensée élevée ou rare. Mais elle est belle par la santé, par la force, par la sincérité large.
Il y avait en Gustave Courbet une certaine pesanteur, un amour des colorations sombres, qui se référaient un peu trop aux Hollandais et à Delacroix, quelque chose aussi qui, tout en étant romantique et réaliste, sentait plus le musée que la vie directe.
Source : Gallica

Portrait de Jules Clère Jules Clère Les Hommes de la Commune, biographie complète de tous ses membres… (1871)

Envoyé à Paris pour faire son droit, Courbet s'était adonné presque immédiatement à la peinture. Il fut admis au Salon de 1844, mais ses grands succès datent de 1818, époque à laquelle il accomplit sa grande révolution réaliste dans l'art. Courbet fut l'ami et le camarade de Proudhon.
Courbet a été révolutionnaire en peinture. Il arbora le drapeau du réalisme, méprisant les critiques et les polémiques qu'il suscitait, et eut pour avocat de sa cause un écrivain de talent, Champfleury. Sous le régime impérial, il vécut loin des intrigues et des coteries
Source : Gallica

Florilège des musées du Palais des arts de Lyon (1928)

La mélancolie, que lui inspirent le crépuscule et la menace de l'orage, est passagère. Ce sont, Courbet a le soin de nous en avertir, sentiments du jeune âge, qui n'auront pas de lendemain. Sa compagne, sensuelle et alanguie, que le grand air enveloppe de volupté, le ramènera aux joies immédiates, et l'auberge, on le devine, est proche, où ils retrouveront tous deux la gaîté.
L'homme, on l'a reconnu, c'est l'artiste lui-même. Il s'est déjà représenté, en 1842, dans le Courbet au chien noir
Source : Gallica

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