Résumé

Florilège des musées du Palais des arts de Lyon (1928)

C'est un monde, d'une unité parfaite et d'une diversité charmante.
C'est là, dans ces fragiles chefs-d'œuvre, que le génie asiatique, collaborant avec les dieux de la terre et du feu, traduit de la manière la plus poétique son sentiment secret des rapports entre l'univers et l'individuel, entre la permanence et la forme qui passe, entre la volonté réfléchie et l'accident. Un peintre français, Raphaël Collin, aima de passion ces objets si beaux et d'un goût si rare. Il en fit une collection, œuvre de sa vie, sans cesse épurée, qu'après sa mort le Musée de Lyon acquit de ses héritiers (1917) .
Source : Gallica

Florilège des musées du Palais des arts de Lyon (1928)

Les minutes lentes, creuses, durcissent leurs visages mornes. Leurs physionomies fermées ont quelque chose d'inquiétant. Scène banale, acteurs indifférents, dont Daumier a dégagé une sorte de drame obscur. C'est un aspect du spleen.
L'artiste n'a pas vu telle quelle la scène qu'il décrit : il ne dessinait pas
d'après nature : elle est le résultat et la synthèse d'un ensemble d'observations. La notation a une grandeur brutale, sommaire, décisive : peinture de sculpteur qui met en vigueur les volumes et répartit par masses puissantes la lumière; remarquable parti tiré du costume moderne.
Source : Gallica

Florilège des musées du Palais des arts de Lyon (1928)

Il avait, disait Chenavard, le génie de l'esquisse. Sur un bout de toile, en quelques coups de pinceaux, à condition de ne pas tenter d'aller plus loin, il se montrait l'égal des maîtres les plus grands, les plus audacieux, car, toujours réceptif, il pressentait les vérités en gestation et participait au travail d'enfantement de l'impressionnisme.
De menus chefs-d'œuvre, au Musée, le montrent émule, tour à tour, de Delacroix, Diaz, Fantin-Latour ou Monticelli. Fable, littérature, religion l'inspiraient d'ordinaire, plus rarement la réalité.
Source : Gallica

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