Ernest Chesneau,
Peintres et statuaires romantiques…
(1880)
“ Corot, lui, a chanté la poésie délicieuse, vague, toute musicale, des grâces, des tendresses, des douceurs idylliques de la nature. En sa longue vie il a eu le temps de devenir, non un artiste, — il l'a toujours été, — mais un peintre. Pendant longtemps il ne fut guère qu'un élève de Victor Bertin, minutieux et sec. Ce n'est que vers 1848 que le peintre, véritablement peintre, se révèle, et d'année en année s'affirme, et de plus en plus s'accentue. Mais depuis, que de chefs-d'œuvre ! Saint Sébastien, Dante et Virgile, Macbeth; Macbeth surtout, pour ne citer que les plus illustres ! ”
