Constant Dutilleux

Définition et enjeux

Constant Le Gentil Notice sur Dutilleux (1866)

Est-ce à dire qu'inébranlable dans sa manière de sentir, Dutilleux n'ait point changé dans sa manière de traduire? Non. Ceux qui fréquentèrent son atelier ont su, avant que l'exposition de ses œuvres l'eût appris à tous, que cherchant sa voie, le maître avait fait des choses différentes: mais quoiqu'il ait fait, constamment le principe a dominé le résultat : toujours ses productions ont accusé manifestement un sentiment vif et profond, une vérité poursuivie et rendue avec plus ou moins de bonheur, mais avec autant de conscience que de distinction et d'amour.
Source : Gallica

Gustave Colin Constant Dutilleux : sa vie, ses oeuvres (1866)

Quant à la robe, elle est magnifiquement peinte, et d'une douceur, d'un accord qui enchantent l'œil — grise avec des ruches bleues. — L'intérêt est grand, car si la tonalité des chairs peut rappeler Van Dick, dans les bras et les mains surtout, la facture, la volonté, pour qui a étudié l'œuvre de Dutilleux, sont de sa main, je veux dire de son exécution propre. Là, il est maître.
Entier dans son intention de fuir tout élément convenu, il a donné une indécision — qu'il a
rendue charmante — au mouvement de la tête.
Source : Gallica

Gustave Colin Constant Dutilleux : sa vie, ses oeuvres (1866)

Non que son œuvre de portraits se ressentit de cette puissante diversion, il ne fit que progresser dans ce genre. Mais, depuis 1851, sa principale tendresse, fut pour les bois et les prairies, et cet amour ne se démentit pas.
Chaque année, son ami Corot vint passer quelque temps à Arras. Chaque année aussi, Dutilleux alla à Paris, plus ardent à la peinture que jamais.
Cet enthousiasme ne changea en rien les sentiments de l'homme et du père. Seulement, l'homme pieux s'était développe à mesure que sa famille grandissait et que les épreuves faisaient saigner son cœur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature