Louis Boulanger

Définition et enjeux

Jeanne Thilda Impressions d’une femme au salon de 1859

M. Louis Boulanger n’est pas tout à fait un rêveur et je lui en sais gré. La rêverie est une grâce dont il faut se garder d’abuser. Louis Boulanger ne rêve pas seulement, il sent et il voit ; aussi ne s’inspire-t-il pas des poëtes nuagueux d’outre-Rhin. Il laisse Gœthe à Ary Scheffer ; il abandonne la poétique vision de Marguerite et le Faust poncif aux peintres débiles et brumeux. Lui, il va checher ses inspirations chez les poëtes des pays du soleil ou chez le grand William, ce poëte du soleil des passions, il lui faut à lui Roméo et Juliette, Othello, le Marchand de Venise, etc.
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Portrait de Ernest Chesneau Ernest Chesneau Peintres et statuaires romantiques… (1880)

Bien qu'il ait toujours marqué tout ce qu'il a fait
à l'empreinte de sa personnalité, Louis Boulanger a cependant beaucoup emprunté dans son art à ses devanciers et à ses contemporains. Son œuvre est plein de réminiscences du Giorgione, du Titien, du Guide, de Le Sueur, de Ribeira, de Raphaël, de Rubens, de Goya, de Géricault, de Delacroix, de Bonington, de Lawrence, des Devéria, etc.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Chesneau Ernest Chesneau Peintres et statuaires romantiques… (1880)

La Ronde du Sabbat et la Saint-Barthélemy sont deux belles pages qui suffiraient à sauver de l'oubli le nom de Louis Boulanger. La conception en est grande et puissante ; la main qui l'a rendue était singulièrement habile et çà et là vraiment savante.
L'artiste ne s'est pas immobilisé dans ces funèbres imaginations. On se lassa vite des conceptions constamment cruelles que les jeunes affiliés du Romantisme outraient à plaisir pour effarer le « bourgeois », le « Philistin ».
Source : Gallica

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