Résumé

Louis Teste Les monarchistes sous la Troisième République (1891)

Pas un de ses députés ou sénateurs n'est monarchiste. Il rêve d'autonomie communale. Et sous lasplendeur dont il s'enorgueillit, comme la monarchie sous Louis XIV, déjà il porte le germe de mort.
Le parlement, en effet, fait et défait le président de la république. Il lui impose ses ministres. Il prend les ministres dans ses rangs. Les ministres sont ses organes. Ils choisissent les fonctionnaires parmi ses clients. Ces clients sont ses électeurs influents ou leurs parents et amis. Ce n'est plus Paris qui alimente et dirige l'état : c'est le parlement, c'est-à-dire, la province.
Source : Gallica

Louis Teste Les monarchistes sous la Troisième République (1891)

Mais si l'on ne saurait croire que les princes règneront parce que leurs ancêtres ont régné, les uns de 987 à 1792 et de 1814 à 1848, les autres de 1804 à 1814 et de 1851 à 1870, on ne saurait croire non plus que la république durera parce qu'elle a duré de 1792 à 1804, de 1848 à 1851 et de 1870 à 1891, c'est-à-dire, en tout, le règne de Hugues Capet et un peu plus de la moitié de celui de son fils. République et monarchie sont soumises à la même loi : lorsque le génie national ne s'y trouve plus à l'aise, il en sort pour se développer dans d'autres institutions.
Source : Gallica

Louis Teste Les monarchistes sous la Troisième République (1891)

César a dit de nous que nous sommes un peuple de soldats et d'avocats : nous sommes toujours le peuple ainsi défini par ce génie si clair. Tant qu'elle l'aide à secouer le joug de l'autorité, alors représentée par la féodalité ou l'aristocratie, le peuple est avec la monarchie : mais dès que la monarchie devient elle-même l'autorité, il se tourne contre elle.
Source : Gallica

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