Louis Teste, Les monarchistes sous la Troisième République (1891)
“ Pas un de ses députés ou sénateurs n'est monarchiste. Il rêve d'autonomie communale. Et sous lasplendeur dont il s'enorgueillit, comme la monarchie sous Louis XIV, déjà il porte le germe de mort. Le parlement, en effet, fait et défait le président de la république. Il lui impose ses ministres. Il prend les ministres dans ses rangs. Les ministres sont ses organes. Ils choisissent les fonctionnaires parmi ses clients. Ces clients sont ses électeurs influents ou leurs parents et amis. Ce n'est plus Paris qui alimente et dirige l'état : c'est le parlement, c'est-à-dire, la province. ”
