Albert Carette,
L'esprit public en province
(1871)
“ Pour la transformation de l'armement et du matériel de guerre, on s'en rapporta comme toujours à l'activité réputée intelligente du souverain. Des années furent perdues ainsi. Puis un beau jour ce souverain, par la bouche de ses ministres, montra à la France la Prusse debout, formidable et menaçante, que dis-je, insultant à dessein la nation française et il ajouta : chevaux, armes, canons, tout est prêt pour le châtiment; nos régiments sont au complet et n'attendent plus que le signal. La France le crut, ferma les yeux et se jeta dans l'abîme. ”
