Albert Carette

Albert Carette

Résumé

Portrait de Albert Carette Albert Carette L'esprit public en province (1871)

Pour la transformation de l'armement et du matériel de guerre, on s'en rapporta comme toujours à l'activité réputée intelligente du souverain. Des années furent perdues ainsi. Puis un beau jour ce souverain, par la bouche de ses ministres, montra à la France la Prusse debout, formidable et menaçante, que dis-je, insultant à dessein la nation française et il ajouta : chevaux, armes, canons, tout est prêt pour le châtiment; nos régiments sont au complet et n'attendent plus que le signal. La France le crut, ferma les yeux et se jeta dans l'abîme.
Source : Gallica

Portrait de Albert Carette Albert Carette L'esprit public en province (1871)

Le suffrage universel, pour peu qu'il restât aussi imparfaitement éclairé qu'il l'a été jusqu'à ce jour, ne pourrait-il pas s'égarer une fois de plus et sanctionner, lorsqu'elle serait passée à l'état de fait accompli, quelque nouvelle entreprise tendant à nous ramener, sur un théâtre plus restreint, aux douceurs du régime impérial ? Nous nous sommes placés dans l'hypothèse où les prétendants qui se disputent notre pauvre France ne trouveraient pas trop au-dessous de leur dignité de venir régner dans le petit état d'Abbeville, image très-affaiblie de la grande patrie.
Source : Gallica

Portrait de Albert Carette Albert Carette L'esprit public en province (1871)

Si la France, ce qu'à Dieu ne plaise, devenait un jour ce que furent si longtemps l'Allemagne et l'Italie, un ensemble d'Etats juxtaposés et indépendants les uns des autres plutôt qu'une grande nation unie, et qu'Abbeville, entourée de ses neuf cantons ruraux, formât l'un de ces états en miniature, il ne faudrait pas s'attendre à y voir fleurir, comme dans une terre préparée à l'avance pour les recevoir, les institutions démocratiques.
Source : Gallica

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