George Valbert, Revue des Deux Mondes
“ M. de Beust s’était piqué de gouverner à la fois et l’Europe et l’Autriche. Il se mêlait avec trop peu de discrétion de la politique intérieure, des affaires courantes ; il voulait tout savoir, tout conduire. Ce fut par une ingérence indiscrète qu’il se brouilla à jamais avec le prince Auersperg, et il eut lieu de s’en repentir. — « Vous avez trop d’ennemis, » lui dit l’empereur François-Joseph en le remerciant de ses services. Il avait trop d’ennemis et il ne se défiait pas assez de ses amis. Fidèle à ses attachemens, il ne croyait pas aux trahisons. ”
