George Valbert

Résumé

George Valbert,  Revue des Deux Mondes

“ M. de Beust s’était piqué de gouverner à la fois et l’Europe et l’Autriche. Il se mêlait avec trop peu de discrétion de la politique intérieure, des affaires courantes ; il voulait tout savoir, tout conduire. Ce fut par une ingérence indiscrète qu’il se brouilla à jamais avec le prince Auersperg, et il eut lieu de s’en repentir. — « Vous avez trop d’ennemis, » lui dit l’empereur François-Joseph en le remerciant de ses services.
Il avait trop d’ennemis et il ne se défiait pas assez de ses amis. Fidèle à ses attachemens, il ne croyait pas aux trahisons.
”
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George Valbert,  Revue des Deux Mondes

“ Désormais l’image abrégée, tronquée, se transforme en signe, et c’est la marque de l’écriture. Dès ce jour l’homme a manifesté ce pouvoir d’abstraire qui est son privilège et qui consiste à saisir dans les choses ce qu’elles ont d’essentiel, en supprimant le reste. L’homme est peut-être le cousin du singe ; mais, en matière d’abstraction, un chimpanzé ne sera jamais qu’un novice, et c’est pourquoi il ne s’avisera jamais de parler ni d’écrire.
L’écriture, comme le dit M. Berger, est l’art de fixer la parole par des signes conventionnels, tracés à la main, qu’on appelle caractères.
”
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George Valbert,  Revue des Deux Mondes

“ M. Dühring a décidé dans sa profonde sagesse que, quoi qu’on fasse et quoi qu’on dise, les juifs ne seront jamais dignes d’être des Allemands. Il les considère comme une nation dans la nation, comme un état dans l’état, comme d’incorrigibles sémites, comme l’éternel étranger, comme des nomades qui n’auront jamais de patrie. Le pis est que ces nomades ont conclu avec leur Dieu un marché en forme, qu’en retour de l’obéissance qu’ils lui ont jurée, il s’est engagé à livrer leurs ennemis à leur discrétion, en leur laissant le choix de les exterminer ou de les rançonner. ”
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