Jacques Bainville,
Bismarck et la France
(1927)
“ Si elle s'est donné d'un si grand élan à la Prusse, si elle a tout de suite adopté Bismarck et Moltke pour ses héros, c'est que l'Allemagne s'est reconnue en eux. Elle n'a pas eu seulement de la gratitude. La fière et pudique Germanie s'est jetée par passion, à peu près comme la vierge Brunehilde, entre les bras de son vigoureux protecteur prussien. Voilà celui à qui elle devait se donner. L'ivresse de la gloire et du succès n'aurait pas suffi à la métamorphose d'un peuple généreux, pacifique et libéral. ”
