Jacques Bainville

Jacques Bainville

Résumé

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville Bismarck et la France (1927)

Si elle s'est donné d'un si grand élan à la Prusse, si elle a tout de suite adopté Bismarck et Moltke pour ses héros, c'est que l'Allemagne s'est reconnue en eux. Elle n'a pas eu seulement de la gratitude. La fière et pudique Germanie s'est jetée par passion, à peu près comme la vierge Brunehilde, entre les bras de son vigoureux protecteur prussien. Voilà celui à qui elle devait se donner. L'ivresse de la gloire et du succès n'aurait pas suffi à la métamorphose d'un peuple généreux, pacifique et libéral.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville Bismarck et la France (1927)

L'Allemagne, à la fin du dix-septième siècle et pendant tout le dix-huitième, avait été remplie de ces petits princes dont parle le fabuliste et qui voulaient avoir, non seulement des ambassadeurs, mais des palais à l'image de ceux du grand Roi. En ce temps où l'Europe entière était française de goûts, de mœurs, de langage, les Allemands s'exténuaient avec plus de zèle encore que les autres peuples à copier notre luxe. Les Électeurs de Bavière n'avaient pas été les moins ardents à se mettre à la mode de Versailles et de Paris.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville Bismarck et la France (1927)

Ce n'est plus le bel adolescent romantique de la passion wagnérienne, le roi-jeune fille aux paupières battantes. Le front si pur est encore serein. Mais les yeux ont un éclat dur. Entre les sourcils très noirs se creuse un pli révélateur. Angoisse ou lutte, doute, inquiétude ou souffrance, un drame intérieur se reflète sur ce visage. Mais le peintre n'a pas trahi Louis II : sous ce masque tourmenté continue de veiller une pensée ardente.
Personne n'a osé tenir pour folle cette Élisabeth d'Autriche que Maurice Barrès a nommée « l'Impératrice de la solitude ».
Source : Gallica

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