Édouard Simon

Résumé

Édouard Simon Histoire du prince de Bismarck… (1887)

Ils comprennent le régime parlementaire comme un partage du pouvoir gouvernemental entre la Couronne et la nation. Toute la vie politique de la Prusse depuis 1848 et celle de l'empire allemand depuis 1870 ont pivoté autour de cette doctrine, cause de toutes les luttes, de toutes les dissidences de tous les conflits entre la majorité et le gouvernement représenté par le prince de Bismarck. Les actions les plus éclatantes, les triomphes militaires, les conquêtes, l'unification de l'Allemagne, rien n'a pu dompter cette opposition.
Source : Gallica

Édouard Simon Histoire du prince de Bismarck… (1887)

Car c'est là, affirme M. de Bismarck, ce que demandent les radicaux qui bientôt, se présentant devant le nouvel empereur et lui montrant les armes de l'empire, lui demanderont : « Crois-tu qu'on t'a donné cet aigle pour « rien? » Il s'inquiète de ce fait que les radicaux se font impérialistes ; ils cachent évidemment des plans subversifs. Ils voudraient imposer au roi de Prusse en Allemagne le rôle que Charles-Albert a joué en Italie, le placer, comme ce dernier, dans l'alternative de vaincre au détriment du principe monarchique, ou de succomber avec une paix honteuse.
Source : Gallica

Édouard Simon Histoire du prince de Bismarck… (1887)

Chacun des deux gouvernements est pénétré de cette idée que l'existence de l'une, comme grande puissance, est une nécessité pour l'autre. Mais chacune d'elles a des intérêts particuliers, dont l'appréciation et la sauvegarde n'appartiennent qu'à elle. L'Autriche n'est pas tenue de s'immiscer dans les querelles de l'Allemagne avec la France. D'autre part, l'Autriche est juge de ses intérêts à Constantinople, et l'Allemagne n'a pas sur ce point des intérêts qui puissent l'engager à risquer une guerre formidable avec la Russie, qui l'avoisine sur une frontière de 200 milles.
Source : Gallica

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