Georges Pagès, Les origines et les responsabilités de la Grande Guerre… (1922)
“ Pendant les années précédentes, Bismarck n'était pas parvenu, comme il l'avait espéré, à obtenir du Gouvernement français, en échange de l'appui qu'il lui prêtait outremer, une entente sans restriction et l'acceptation définitive du passé. « Je désire en arriver, avait-il dit, à ce que vous pardonniez Sedan, comme vous avez pardonné Waterloo. » La France restait pacifique ; elle avait consenti à collaborer, hors d'Europe, avec l'Allemagne ; mais elle n'avait pas pardonné Sedan, ou plutôt l'abus que la Prusse avait fait de sa victoire. C'était, pour le Chancelier, un échec et une déception. ”
