Résumé

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet Les auteurs de la guerre de 1914… (1916)

À Vienne, à Budapest, à Berlin, elle le signalait en un langage acrimonieux où elle accusait la Serbie de pousser les Bosniaques à la trahison et à la révolte. La presse slave relevait vivement ces propos et s'efforçait de démontrer que l'assassinat de François-Ferdinand et de sa femme était la conséquence de la politique haineuse, arbitraire et persécutrice pratiquée depuis trente-cinq ans contre les Serbes de Bosnie par le gouvernement austro-hongrois, et qui faisait peser sur eux un joug plus lourd et plus inique que ne l'avait été celui des Turcs dans le passé.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet Les auteurs de la guerre de 1914… (1916)

Le comte Berchtold ne comprenait pas encore que, peut-être sans le vouloir, et assurément sans le savoir, il faisait à cette heure le jeu de l'Allemagne.
Cette imprévoyance ne servait que trop les desseins de l'ambassadeur allemand, von Tschirschky. Tout en laissant entendre qu'il n'était peut-être pas entièrement d'accord avec sa cour, il n'avait pas cessé d'envenimer le conflit, affirmant toujours avec une imperturbable assurance que la Russie n'interviendrait pas. Après la rupture, il ne pouvait dissimuler sa joie ; il exultait comme s'il eût remporté une victoire.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet Les auteurs de la guerre de 1914… (1916)

L'armée de l'empereur François-Joseph lui est dévouée comme à un père, car c'est un père pour elle. Elle fera tout ce que le devoir et la politique lui commanderont. Mais son coeur n'est pas avec les Prussiens. L'officier prussien, dont on ne peut contester les qualités militaires, ne connaît que deux choses, le roi et l'armée de la Prusse, et non l'empereur et l'armée d'Allemagne. Il est froid, grossier, impertinent, sans aucune culture d'esprit.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature