Résumé

Jules Chopin L'Autriche-Hongrie "brillant second"… (1917)

L'équilibre européen doit donc être rompu au profit de l'Allemagne. Elle seule doit être « forte et inviolable » ; elle seule pourra se servir de sa force pour violer l'indépendance des autres États. Voilà ce que dit le Chancelier de l'Empire allemand, interprète des peuples germains. C'est, sous une forme volontairement imprécise, la formule que l'on rencontre sous la plume de tous les écrivains pangermanistes, dans les discours de tous les impérialistes allemands. C'est, reprise par la Prusse, l'idée d'une grande Allemagne créée par l'Autriche, idée jadis chère à Schwar-zenberg.
Source : Gallica

Jules Chopin L'Autriche-Hongrie "brillant second"… (1917)

Nous l'avions vu immobiliser tous ses sujets slaves, tromper l'Europe sur ses intentions tout en cherchant querelle à ses voisins. Nous savions donc qu'il n'attendait qu'une occasion de déchaîner le conflit, son conflit. Tout ce que nous avons exposé prouve, croyons-nous, abondamment que la guerre atroce que nous subissons est l'oeuvre de l'Autriche-Hongrie. Non seulement, comme nous l'avons montré, la monarchie des Habsbourgs avait intérêt à faire la guerre, mais encore, on le voit, elle avait longuement préparé et machiné son coup de main.
Source : Gallica

Jules Chopin L'Autriche-Hongrie "brillant second"… (1917)

Il apparaît donc incontestablement que l'Autriche-Hongrie, non seulement n'a rien fait pour la paix, mais qu'encore elle s'est masquée derrière l'Allemagne pour provoquer la Russie. La monarchie danubienne est la grande coupable puisqu'elle a été l'instigatrice de tout le conflit. Le gouvernement austro-hongrois, en attaquant la Serbie, en orientant l'Allemagne contre la Russie et la France, a été le provocateur de la grande guerre européenne, et le comte Berchtold ne le cache pas dans sa préface du Livre rouge, lorsqu'il dit le but poursuivi par la monarchie habsbourgeoise.
Source : Gallica

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