Résumé

Portrait de Carlo Sforza Carlo Sforza Pachitch et l'union des Yougoslaves (1938)

Or si toute la longue querelle entre Autriche et Russie, entre Autriche et Italie, au sujet des réformes en Macédoine, fut en partie une de ces déplorables guerres de prestige qui empoisonnèrent l'Europe pendant les dix ans qui précédèrent le fatal 1914, l'enjeu profond — inavoué — des dirigeants de Vienne ne fut en réalité que celui-ci : empêcher la Serbie de s'affirmer en Macédoine, tout comme une génération avant, on avait cru l'exclure de tout avenir en Bosnie et en Herzégovine.
Source : Gallica

Portrait de Carlo Sforza Carlo Sforza Pachitch et l'union des Yougoslaves (1938)

On signalait de partout le bruit que la dynastie serbe avait fait des ouvertures de paix à Vienne que de Vienne on aurait consenti une paix séparée immédiate avec la Serbie, à la condition que celle-ci cédât la Macédoine serbe à la Bulgarie ; sacrifice qui aurait été compensé par le consentement à la fusion de la Serbie et du Monténégro, assurant ainsi aux Serbes un débouché à la mer.
Source : Gallica

Portrait de Carlo Sforza Carlo Sforza Pachitch et l'union des Yougoslaves (1938)

Comme leur amour improvisé pour l'Italie n'était que désir de servilité vis-à-vis d'une dictature, il faut leur pardonner s'ils ne comprirent pas que l'Italie ne fut plus forte, diplomatiquement, après la guerre, que parce que six cent mille Italiens libres ont payé de leur vie sur le Carso, sur les Alpes et en Macédoine la disparition de l'Autriche-Hongrie — c'est-à-dire du vieil Empire, qui pendant un demi-siècle avait empêché l'expansion naturelle de l'Italie en Europe centrale et dans les Balkans.
Source : Gallica

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