Résumé

Jean Pélissier Dix mois de guerre dans les Balkans… (1914)

Les Serbes, me dit-on, ne veulent pas faire honneur à leur signature. Notre gouvernement a eu grand tort de lier partie avec eux et d'introduire le loup dans la bergerie de la Macédoine. On les connaissait bien. Ce ne sont pas des gens sérieux. Ce sont des rêveurs.
Ils se laissent emporter par leur imagination. Il leur semble qu'il suffit de désirer quelque chose pour, aussitôt, l'obtenir. Ce sont des bravaches emportés par le fanatisme national, des exaltés et des fous. Ce mot de folie revient à chaque instant dans la bouche des Bulgares pour caractériser l'état d'âme du peuple serbe.
Source : Gallica

Jean Pélissier Dix mois de guerre dans les Balkans… (1914)

Les Russes soutiennent les Serbes parce qu'ils ont besoin d'eux contre l'Autriche et qu'ils n'espèrent pas obtenir quelque chose de nous, car notre peuple
n'a pas fait la guerre pour être, comme d'aucuns l'ont prétendu, l'avant-garde de la Russie et pour aliéner son indépendance.
Même si les Serbes sont incorporés un jour à l'Autriche, la Russie les soutiendra toujours beaucoup plus que la Bulgarie et, de leur côté, les Serbes s'appuieront toujours sur la Russie parce qu'ils sont géographiquement éloignés de ce pays et qu'ils n'ont rien à craindre de lui.
Source : Gallica

Jean Pélissier Dix mois de guerre dans les Balkans… (1914)

Je suis convaincu que les Bulgares ne bluffent pas. C'est un peuple énergique qui sait ce qu'il veut et qui va toujours droit devant lui pour atteindre son but. Ce serait, selon moi, une très grave erreur de prendre leurs menaces pour des rodomontades. Il faut les prendre comme l'expression de la vérité. Le point de vue des Bulgares et celui des Grecs au suj et de Salonique et de son hinterland sont tellement loin l'un de l'autre, tellement opposés, tellement irréductibles que la guerre me semble inévitable, à moins qu'un arbitrage n'intervienne rapidement.
Source : Gallica

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