Résumé

Georges Gaulis La Ruine d'un empire : Abd-ul-Hamid… (1913)

Ces Albanais, si mal rattachés à l'Islam lorsqu'ils se disent musulmans, et si peu fidèles au christianisme lorsqu'ils se disent chrétiens, vont à tout ce qui brille, comme des étourneaux. Farouches ou frondeurs, indifférents ou insolents devant l'idée d'un dieu ou d'une patrie, ils tombent en extase devant le moindre fétiche : une épaulette, une pièce d'or les attire à l'affût; le sultan, bon chasseur, les tire au miroir. Sans cet instinct, tous les Mehemed de l'Albanie seraient depuis longtemps les maîtres de la Macédoine, comme jadis l'Albanais Mehemet-Ali se rendit maître de l'Égypte...
Source : Gallica

Georges Gaulis La Ruine d'un empire : Abd-ul-Hamid… (1913)

Le sultan se résigne à un rôle effacé dans cette marche d'empire où les Albanais gouvernent pour lui, à l'albanaise. On rentre en Turquie à Uskub.
Les Bulgares considèrent Uskub — la Skople des Slaves — comme la borne de leurs prétentions, si leurs prétentions ont une borne, et comme l'obstacle dressé sur la route de l'Autriche et sur celle de la Serbie. Ils en font aussi un symbole; elle est la plus attaquée; donc elle est, par eux, la plus chérie,
car la Macédoine est un bloc bulgare qui ne doit être !
Source : Gallica

Georges Gaulis La Ruine d'un empire : Abd-ul-Hamid… (1913)

La généreuse attitude de M. de Nélidof pendant les massacres et la courageuse conduite de son premier drogman avaient amassé sur la Russie les rancunes du sultan. De nouveau, la place était libre sur les marches du trône : l'Allemagne s'y campa. Qu'importaient désormais au sultan les menaces du reste de l'Europe? La flotte russe pouvait croiser à l'entrée du Bosphore ; l'Archipel pouvait se garnir d'escadres européennes : le bon peuple, sur les toits, pouvait, halluciné par la peur, en voyant des fumées sur la haute mer, crier : « Les voilà, ils viennent!... »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature