Georges Gaulis, La Ruine d'un empire : Abd-ul-Hamid… (1913)
“ Ces Albanais, si mal rattachés à l'Islam lorsqu'ils se disent musulmans, et si peu fidèles au christianisme lorsqu'ils se disent chrétiens, vont à tout ce qui brille, comme des étourneaux. Farouches ou frondeurs, indifférents ou insolents devant l'idée d'un dieu ou d'une patrie, ils tombent en extase devant le moindre fétiche : une épaulette, une pièce d'or les attire à l'affût; le sultan, bon chasseur, les tire au miroir. Sans cet instinct, tous les Mehemed de l'Albanie seraient depuis longtemps les maîtres de la Macédoine, comme jadis l'Albanais Mehemet-Ali se rendit maître de l'Égypte... ”
