Gabriel Louis Jaray, Au jeune royaume d'Albanie
“ Je me reporte à mon premier voyage avant la révolution jeune-turque: le Serbe ne comptait plus, chacun prédisait la fin d'une race; le Bulgare s'apprêtait à étendre son pouvoir sur toute la Macédoine; l'Albanais prétendait être le successeur du Turc, du droit de la force et de celui de l'héritier désigné. La lutte s'exaspère; les bandes déchirent le pays; puis la révolution éclate; dans la stupeur tous croient au triomphe, à la délivrance, à la victoire; chacun sur cette place embrasse son voisin, pensant que ses désirs sont comblés. ”
